L’Union européenne a annoncé, le jeudi 9 octobre, un engagement d’investissement de 11,5 milliards d’euros (13,3 milliards de dollars) en Afrique du Sud. Ce financement vise à soutenir des projets stratégiques dans les secteurs de l’énergie propre, des infrastructures et de l’industrie pharmaceutique, dans un contexte où la première économie du continent cherche à relancer sa croissance et à contenir un chômage structurellement élevé.
Selon l’Ue, une part significative de ces investissements est destinée à accélérer la transition énergétique du pays, actuellement dépendant du charbon, en finançant le développement de nouvelles capacités de production à base d’énergies renouvelables, la modernisation du réseau électrique, des solutions de stockage d’énergie ainsi que des projets dans l’hydrogène vert.
Parmi les initiatives phares citées figure le projet d’ammoniac vert de Coega, situé dans la zone économique spéciale de l’Eastern Cape. Ce projet ambitionne de répondre à la demande croissante en ammoniac vert, notamment dans l’agriculture, l’industrie chimique et le secteur minier.
La déclaration de la Commission européenne évoque également un appui à la production locale de vaccins et d’autres produits pharmaceutiques, dans l’objectif de renforcer l’autonomie sanitaire du continent africain.
Cette annonce intervient quelques mois après la visite de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, en mars dernier à Pretoria, au cours de laquelle elle avait promis 4,7 milliards d’euros d’investissement. Il reste toutefois à clarifier si le nouveau montant annoncé inclut ou vient s’ajouter à cette enveloppe initiale.
Sur le plan commercial, les exportations sud-africaines subissent les effets négatifs d’un droit de douane américain de 30%, imposé par l’administration Trump en août, coïncidant avec l’expiration de l’Africa Growth and Opportunity Act (AGOA), un dispositif clé pour les exportations africaines vers les États-Unis. A noter que les autorités sud-africaines intensifient actuellement leurs démarches diplomatiques pour obtenir un allègement des droits de douane.



