Les actifs sud-africains enregistrent un regain d’intérêt des investisseurs institutionnels, avec un niveau d’optimisme au plus haut depuis plus d’une décennie, selon une enquête Bank of America Global Research publiée lundi 22 juin.
L’enquête, menée auprès de 14 gestionnaires de fonds entre le 5 et le 11 juin, indique que 93 % des répondants estiment que les opportunités d’achat dépassent les opportunités de vente, un niveau inédit depuis 2009. Les allocations vers les actions minières atteignent par ailleurs leur plus haut niveau en cinq ans.
La baisse des prix de l’énergie est citée comme principal facteur d’amélioration du sentiment. Le pétrole a reculé de 29 % en juin par rapport aux sommets de mai, contribuant à atténuer les pressions inflationnistes.
Dans ce contexte, les anticipations d’inflation nettes ressortent à 7 %, contre un niveau plus élevé le mois précédent, selon l’enquête.
Malgré ce recul, l’ensemble des gestionnaires interrogés anticipent une hausse des taux directeurs de la Banque de réserve sud-africaine (SARB) au troisième trimestre.
Deutsche Bank estime de son côté qu’un resserrement monétaire reste probable, tout en évoquant la possibilité d’une pause temporaire en juillet si les anticipations d’inflation se stabilisent.
Sur les marchés obligataires, 29 % des gestionnaires jugent les obligations sud-africaines à 10 ans sous-évaluées.
Sur le marché des changes, la Deutsche Bank prévoit un renforcement du rand, avec un taux USD/ZAR attendu à 16,0 d’ici fin 2026, soutenu par la balance commerciale, la politique monétaire restrictive et la stabilité politique.



