La Société financière internationale (SFI), filiale du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, a annoncé un prêt de 170 millions de rands, soit environ 10 millions de dollars, à Lula Lend (Lula), une fintech sud-africaine spécialisée dans le prêt numérique aux petites entreprises. Ce financement vise à stimuler la création d’emplois et à accroître l’accès au crédit pour des milliers de micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en Afrique du Sud.
Au moins 80 % des fonds seront destinés aux micro et petites structures, souvent exclues du financement bancaire traditionnel.
Les MPME représentent près de 34 % du PIB sud-africain et génèrent 60 % des emplois du pays, mais seules 5 % d’entre elles ont accès à un crédit formel, selon le rapport sur le déficit de financement des PME.
« Chez Lula, notre mission est de donner à chaque PME sud-africaine les moyens de réussir, car leur prospérité est essentielle au progrès de notre économie et de notre société », a déclaré Trevor Gosling, PDG de Lula. « Ce partenariat avec la SFI nous permettra d’élargir notre offre de financement et d’accompagner la croissance de milliers d’entreprises locales. »
De son côté, Ethiopis Tafara, vice-président de la SFI pour l’Afrique, a souligné que « le modèle numérique de Lula permet d’élargir l’accès au financement pour les entrepreneurs sud-africains, favorisant ainsi la création d’emplois et une croissance plus inclusive ».
Lula propose des prêts sans garantie, entièrement digitalisés, aux entreprises souvent rejetées par les banques faute d’historique de crédit ou de garanties. Environ 90 % de ses clients sont des primo-emprunteurs.
Partenaire de Lula depuis 2019, la SFI soutient les initiatives innovantes qui favorisent une croissance inclusive et créatrice d’emplois. Depuis 2018, elle a investi et mobilisé près de 1,4 milliard de dollars (soit environ 25 milliards de rands) à travers des institutions financières sud-africaines pour soutenir le financement des MPME. Au total, ses investissements en Afrique du Sud dépassent 5,2 milliards de dollars au cours des cinq dernières années, faisant du pays le principal marché de la SFI en Afrique et le cinquième au monde.



