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Afreximbank : 48,5 milliards de dollars d’actifs, la montée en puissance d’un géant africain du financement du commerce

L’exercice 2025 de Afreximbank consacre un changement d’échelle spectaculaire avec un total d’actifs et d’engagements conditionnels porté à 48,5 milliards de dollars, en hausse de 21 %, confirmant une trajectoire de croissance désormais structurelle et une ambition assumée de leadership sur le financement du commerce et de la transformation économique du continent. Cette expansion repose…

Dr George Elombi, nouveau président de Afreximbank : l’architecte d’une institution à 48,5 milliards de dollars, au cœur de la nouvelle puissance financière africaine.

L’exercice 2025 de Afreximbank consacre un changement d’échelle spectaculaire avec un total d’actifs et d’engagements conditionnels porté à 48,5 milliards de dollars, en hausse de 21 %, confirmant une trajectoire de croissance désormais structurelle et une ambition assumée de leadership sur le financement du commerce et de la transformation économique du continent. Cette expansion repose sur une progression soutenue des prêts et avances nets, qui atteignent 33,5 milliards de dollars (+16 %), traduisant une intensification des décaissements dans des secteurs stratégiques comme l’industrie, les infrastructures, la sécurité alimentaire et l’adaptation climatique, autant de piliers qui ancrent la Banque dans un rôle de catalyseur du développement plutôt que de simple bailleur.

Dans le même temps, la performance financière confirme la solidité du modèle : le résultat net bondit de 19 % pour atteindre 1,2 milliard de dollars, avec un rendement des fonds propres maintenu à 15 %, un niveau élevé pour une institution multilatérale, tandis que le rendement des actifs progresse légèrement à 3,04 %, signe d’une utilisation efficace du bilan. Si les charges d’exploitation augmentent sous l’effet combiné de l’expansion des équipes et des pressions inflationnistes, le ratio coûts/revenus reste contenu à 21 %, bien en dessous du plafond stratégique de 30 %, traduisant une discipline opérationnelle toujours robuste malgré la phase d’expansion.

La qualité du portefeuille constitue un autre point d’ancrage de cette dynamique, avec un ratio de prêts non performants stable à 2,43 %, un niveau particulièrement maîtrisé au regard des environnements de risque dans lesquels opère la Banque, ce qui témoigne d’une gestion prudente du crédit et d’une sélectivité maintenue dans l’allocation des ressources. Parallèlement, la structure financière se renforce avec une trésorerie portée à 6 milliards de dollars et des actifs liquides représentant 14 % du total du bilan, au-dessus des exigences internes, tandis que les fonds propres atteignent 8,4 milliards de dollars (+17 %), soutenus à la fois par la rentabilité et par une augmentation de capital, offrant à l’institution une marge de manœuvre significative pour absorber les chocs et poursuivre son expansion.

Dans un contexte où certaines agences de notation ont exprimé des réserves, la capacité d’Afreximbank à lever plus de 800 millions de dollars via des obligations Samurai et Panda constitue une validation par le marché de sa signature et de la crédibilité de son modèle, tout en diversifiant ses sources de financement vers l’Asie. Cette performance s’inscrit dans la dernière ligne droite du sixième plan stratégique, dont les effets commencent à se matérialiser à travers la montée en puissance de filiales comme FEDA et AfrexInsure, marquant une transformation progressive vers un groupe financier intégré couvrant financement, assurance et investissement.

En creux, cette trajectoire pose néanmoins la question de la soutenabilité d’une croissance rapide dans des environnements à risque, notamment face à la remontée des coûts et à l’exposition accrue à des économies fragiles, mais à ce stade, les fondamentaux restent solides et confirment l’émergence d’un acteur systémique africain capable de mobiliser des ressources à grande échelle, d’accompagner l’intégration commerciale et de s’imposer comme l’un des piliers de la nouvelle architecture financière du continent.

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