Signé le 10 février dernier à Nouakchott et ratifié le 31 mai par le parlement sénégalais, l’accord gazier entre le Sénégal et la Mauritanie porte sur des gisements évalués à 450 milliards de mètres cubes. Les deux pays détiennent des parts égales mais ultra-minoritaires.
Sur le bloc Grand Tortue Ahmeyim, les parts des pays sont égales, soit 5% pour le Sénégal et 5% pour la Mauritanie via respectivement Petrosen et la SMPPH (Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier). La part du lion revient à British Petroleum (BP) qui contrôle 61% des parts contre 29% pour Kosmos Energy.
Commentant l’accord de partage, le porte-parole du gouvernement sénégalais, Seydou Guèye, a déclaré que les recettes seront évaluées tous les cinq ans, ce qui pourrait entrainer la révision des accords. Les premières productions sont prévues en 2021 selon les estimations de BP.
Etat des ressources
Pour rappel, Kosmos Energy avait découvert en 2015 un important gisement de gaz dénommé Marsoin et situé exclusivement en territoire mauritanien. Sa capacité est estimée à 6,5 TCF ( 28 milliards de m3 ).
Kosmos Energie a fait en 2016 une autre découverte située entièrement en territoire sénégalais portant le nom de Guembel et possédant un potentiel équivalent à celui de Marsoin en Mauritanie soit 6 à 7 TCF.
Le troisième champ gazier, le plus important, est celui qui se situe à cheval sur la frontière mauritano-sénégalaise. Il porte le nom de Tortue/Ahmeyim et il est considéré comme une immense découverte avec des réserves estimées entre 16 et 25 TCF.
En mai 2017, la société Kosmos Energy a trouvé un nouveau gisement de gaz dans le puits Yakar-1 en territoire exclusivement sénégalais avec une taille considérable, estimée à 15 TCF.



