Absa Mauritius, filiale mauricienne du groupe sud-africain Absa, prévoit de porter ses financements verts à 30 milliards de roupies mauriciennes (664 millions USD) d’ici 2030, contre 8 milliards à fin 2024. Cette initiative vise à soutenir les objectifs climatiques de l’île Maurice, qui s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030.
Selon Nathan Carr, responsable des affaires juridiques et de la durabilité chez Absa Mauritius, les banques doivent jouer un rôle proactif en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG).
« L’île Maurice, bien que responsable de seulement 0,01 % des émissions mondiales, subit déjà les effets du changement climatique, notamment des inondations, des sécheresses et la dégradation de ses récifs coralliens », a-t-elle ajouté.
La transition verte de l’île, estimée à 6,5 milliards USD, attire les investisseurs grâce à la position stratégique de Maurice comme centre financier international. Cette dynamique a généré un boom du financement durable, notamment dans les domaines de l’énergie renouvelable et de la comptabilité carbone.
Selon la Banque africaine de développement, le financement climatique en Afrique a atteint près de 30 milliards USD en 2023, avec une croissance annuelle moyenne de 15 %. Absa Mauritius finance des projets solaires, éoliens et des initiatives de réduction des émissions dans le secteur hôtelier, qui représente environ 20 % du PIB national.
La Banque de Maurice note que les prêts bancaires pour des projets durables ont plus que doublé en deux ans, atteignant 10,2 milliards de roupies (226 millions USD) en juin 2024, avec une hausse annuelle de 80 % des demandes de prêts verts. En parallèle, Absa a renforcé son équipe ESG, passant d’un à cinq spécialistes.
Le gouvernement mauricien, à travers ses contributions au niveau national (CDN), a réaffirmé son engagement à réduire de 40 % ses émissions d’ici 2030, un objectif nécessitant un financement estimé à 6,5 milliards USD.



