Du 9 au 13 novembre 2026, Bamako accueillera le BAMEX 2026, un salon consacré aux technologies de défense et de sécurité. Organisé par The Peak Defense, une société turque, sous le patronage de la présidence malienne et du ministère de la Défense, l’événement réunira des industriels et des délégations militaires dans un contexte de fortes préoccupations sécuritaires au Sahel.
Les rencontres se tiendront au Parc des expositions de Bamako (FEBAK). Après une première édition en 2025, principalement marquée par la participation d’entreprises turques, le salon entend élargir son ouverture internationale. Des industriels de Chine, d’Allemagne, du Soudan et d’autres pays sont annoncés aux côtés des entreprises turques.
Plus de 20 sociétés turques devraient participer, dont Baykar, ASELSAN, ROKETSAN, Skydagger et Prontaron Defense. Le vice-ministre turc de la Défense nationale est également attendu, tout comme des délégations du ministère de la Défense nationale et de la Présidence des industries de défense (SSB). Selon les organisateurs, des délégations militaires et officielles de plus de 40 pays africains doivent prendre part à la rencontre.
Au programme figurent des présentations d’équipements sur les stands, ainsi que des démonstrations en conditions réelles lors des « Demo Days », programmés les 12 et 13 novembre, derniers jours de l’événement. Les technologies exposées couvriront notamment les drones et les systèmes antidrones, les technologies électro-optiques et de reconnaissance-surveillance, les communications tactiques, la sécurisation des frontières, les véhicules blindés terrestres, les systèmes d’armement et les équipements de protection individuelle.
Un marché porté par les besoins sécuritaires
Le BAMEX intervient alors que les pays sahéliens cherchent à renforcer leurs capacités face aux groupes armés, à améliorer le contrôle des frontières et à développer leurs moyens de renseignement. Ces besoins placent les technologies de défense au centre des discussions entre les autorités militaires et les fournisseurs internationaux.
Le salon offre aux industriels une plateforme de présentation de leurs équipements et de recherche de partenariats avec les institutions africaines. Pour les États participants, il s’agit d’évaluer des solutions susceptibles de répondre à leurs contraintes opérationnelles.
Au Mali, où les défis sécuritaires restent importants, cette rencontre s’inscrit dans la recherche de moyens adaptés aux besoins des forces de défense et de sécurité. Elle soulève aussi la question du coût des acquisitions, de la maintenance des équipements et de la formation des personnels — des facteurs qui pèsent sur la capacité des États à utiliser durablement les technologies acquises.
Au-delà des démonstrations, l’intérêt du BAMEX 2026 se mesurera donc aux coopérations concrètes qui pourront en découler et à leur capacité à répondre aux besoins exprimés par les pays de la région.




