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Ghana : Accra veut cesser d’exporter ses minerais bruts d’ici 2030

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a réitéré son intention de mettre fin aux exportations de minerais non transformés à l’horizon 2030. Cette orientation, présentée comme un levier d’industrialisation, marque un tournant pour un pays encore fortement dépendant de l’exportation de matières premières. S’exprimant lors du FT Africa Summit, le sommet consacré à l’Afrique organisé…

John Dramani Mahama

Le président ghanéen, John Dramani Mahama, a réitéré son intention de mettre fin aux exportations de minerais non transformés à l’horizon 2030. Cette orientation, présentée comme un levier d’industrialisation, marque un tournant pour un pays encore fortement dépendant de l’exportation de matières premières.

S’exprimant lors du FT Africa Summit, le sommet consacré à l’Afrique organisé par le Financial Times à Londres les 21 et 22 octobre 2026, le chef de l’État a présenté ce cap comme le moyen de renforcer la transformation locale des ressources naturelles du Ghana. La politique annoncée concerne notamment la bauxite, l’or, le manganèse, le lithium et le fer.

Accra entend ainsi développer les capacités industrielles nécessaires pour transformer ces minerais sur son territoire, créer des emplois et accroître les revenus tirés de leur exploitation. Le pays a déjà interdit l’exportation de ferraille et de métaux non ferreux, ainsi que celle de l’or brut produit par les mineurs artisanaux et à petite échelle. Premier producteur d’or du continent, le Ghana souhaite par ailleurs renforcer les activités de raffinage sur son sol, alors qu’une large part du métal jaune quitte encore le pays sous une forme semi-raffinée.

La mise en œuvre de cette stratégie dépendra du renforcement des infrastructures et des capacités industrielles du pays : modernisation de la filière aluminium, développement de la sidérurgie et montée en puissance dans la fabrication de produits semi-finis et finis.

Le président ghanéen précise enfin que l’interdiction sera progressive. Elle doit s’appuyer sur un cadre législatif, des exigences définies minerai par minerai et un calendrier de mise en œuvre explicite, afin que le pays dispose des capacités de transformation nécessaires à l’échéance de 2030.

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