La République de Guinée et le Groupe de la Banque mondiale ont lancé officiellement, ce lundi 5 octobre 2026 à Conakry, leur nouveau Cadre de partenariat pays (CPP) pour la période 2027-2033. En marge de la cérémonie, quatre accords de financement d’un total de 320,8 millions de dollars américains ont été signés.
La cérémonie, présidée par la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, s’est tenue en présence notamment du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, et du représentant résident du Groupe de la Banque mondiale en Guinée, Issa Diaw, qui a présenté le cadre.
Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé ce cadre le 23 juin 2026 à Washington. Il prévoit 2,1 milliards de dollars d’engagements directs de la Banque mondiale, auxquels s’ajoutent près de 1 milliard de dollars de financements, d’investissements et de garanties mobilisés par la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Soit plus de 3 milliards de dollars au total.
D’après les autorités guinéennes, ce partenariat s’aligne sur les priorités du programme Simandou 2040. Il doit contribuer à améliorer la productivité agricole, renforcer les compétences de la main-d’œuvre, moderniser la gestion des finances publiques et soutenir une croissance diversifiée et inclusive, créatrice d’emplois.
Quatre accords signés pour 320,8 millions de dollars
Parmi les accords signés figurent le Projet de développement de l’agriculture commerciale (phase 2), d’un montant de 116 millions de dollars, financé par l’Association internationale de développement (IDA) du Groupe de la Banque mondiale ; et le Projet Compétences pour l’innovation, la résilience et les aspirations (SIRA), d’un montant de 100 millions de dollars de l’IDA, complété par 2 millions de dollars du Fonds fiduciaire multi-donateurs du Partenariat pour l’apprentissage précoce (ELP). Le Projet de mobilisation des recettes intérieures et de gestion des dépenses publiques (phase 1 d’une approche-programme à phases multiples), d’un montant de 75 millions de dollars de l’IDA ; et le Financement additionnel du Projet d’amélioration de l’accès à l’électricité (phase 2), d’un montant de 27,8 millions de dollars de l’IDA, qui complète le financement initial de ce projet, évalué à 132,3 millions de dollars.
Les trois premiers accords correspondent aux 291 millions de dollars déjà validés lors de l’adoption du cadre. Le fonds ELP et le financement additionnel pour l’électricité portent le total des accords signés à 320,8 millions de dollars.
« La croissance à elle seule ne suffit pas »
La ministre Mariama Ciré Sylla a salué la confiance renouvelée de la Banque mondiale envers la Guinée. Elle a présenté ce cadre comme un levier pour traduire en résultats concrets la vision Simandou 2040, notamment dans l’agriculture, l’électricité, la formation des jeunes et la mobilisation des ressources internes. Elle a insisté sur la nécessité d’une exécution rapide des projets et d’un suivi rigoureux pour que leurs effets soient perceptibles par les populations.
De son côté, Ousmane Diagana a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale aux côtés de la Guinée sur le long terme. Il a souligné que le pays est à un moment charnière de son développement et que les financements signés doivent soutenir la création d’emplois, le capital humain et une croissance plus inclusive. Il a également évoqué le rôle de la SFI et de la MIGA pour attirer l’investissement privé, et appelé à une mise en œuvre efficace des projets, condition de leur impact.

