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Hydrocarbures : huit contrats historiques signés entre la Côte d’Ivoire et le géant brésilien Petrobras

En attribuant huit contrats de partage de production en une seule journée à Petrobras, la Côte d’Ivoire porte à 75 % le taux d’occupation de son bassin sédimentaire, soit environ 63 000 km² couverts. Le partage de production est fixé à 62,5 % pour l’État ivoirien et 37,5 % pour l’opérateur brésilien, pour un engagement…

En attribuant huit contrats de partage de production en une seule journée à Petrobras, la Côte d’Ivoire porte à 75 % le taux d’occupation de son bassin sédimentaire, soit environ 63 000 km² couverts. Le partage de production est fixé à 62,5 % pour l’État ivoirien et 37,5 % pour l’opérateur brésilien, pour un engagement initial de plus de 250 milliards de FCFA.

La Côte d’Ivoire a procédé à la signature de huit contrats de partage de production (CPP) en une seule journée avec Petrobras, compagnie pétrolière brésilienne contrôlée par l’État et figure majeure de l’industrie pétrolière mondiale. Cette attribution simultanée à un seul et même opérateur constitue une première absolue dans l’histoire du bassin sédimentaire ivoirien : elle porte le taux d’occupation national à 75 %, avec environ 63 000 km² désormais couverts par des activités d’exploration, d’évaluation ou de production. Soutenue par l’expertise locale de Petroci Holding, cette alliance stratégique cible principalement les zones ouest en eaux profondes et ultra-profondes, ouvrant de nouvelles perspectives grâce à la maîtrise des environnements offshore complexes par le géant brésilien.

Le déploiement de ce partenariat d’envergure repose sur un modèle financier et contractuel rigoureusement équilibré, destiné à prémunir les intérêts nationaux tout en récompensant l’effort capitalistique de l’industriel. À ce titre, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a souligné : « Le partage de la production, 62,5 % pour la partie ivoirienne et 37,5 % pour Petrobras, a été conçu pour assurer un équilibre entre la rémunération du risque pris par l’investisseur Petrobras et la protection des intérêts de l’État. » Cet accord marque ainsi le début d’une nouvelle page de coopération bilatérale globale entre la Côte d’Ivoire et le Brésil, englobant des dimensions technologiques, industrielles, humaines et institutionnelles de premier plan.

Pour concrétiser cette ambition dans des zones aux défis géologiques considérables, s’apparentant aux opérations pré-sel brésiliennes ou au bassin de Pará-Maranhão, l’opérateur s’engage massivement sur le plan financier. Précisant la portée de cet investissement initial, le ministre a rappelé que « l’engagement de Petrobras est particulièrement significatif, avec plus de 250 milliards de francs CFA d’investissements dans un premier temps pour l’acquisition de données sismiques de dernière génération et la réalisation d’au moins huit forages en eaux très profondes ». Ces moyens d’envergure permettront d’accélérer l’exploration des blocs CI-701, CI-702 et des périmètres adjacents.

Sylvia Maria Couto dos Anjos, directrice générale Exploration et Production de Petrobras, s’est engagée au nom de son institution à apporter son expertise dans l’exploration et la production en eaux profondes, les études géologiques et géophysiques, le développement technologique et l’innovation, tout en construisant des partenariats solides et durables qui créent de la valeur. En conjuguant le savoir-faire internationalement reconnu de Petrobras en eaux profondes et l’accompagnement institutionnel national, la Côte d’Ivoire consolide sa position sur la carte énergétique mondiale tout en garantissant des retombées structurantes et pérennes pour son tissu socio-économique.

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