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Kenya : la Banque Centrale renforce la surveillance des grandes banques

La Banque centrale du Kenya (CBK) envisage de renforcer les exigences imposées aux banques dont la défaillance pourrait affecter la stabilité du système financier, selon un projet de cadre réglementaire soumis aux commentaires du public. Les établissements classés comme banques d’importance systémique domestique (D-SIB) pourraient se voir imposer des restrictions sur leur expansion ou sur…

La Banque centrale du Kenya (CBK) envisage de renforcer les exigences imposées aux banques dont la défaillance pourrait affecter la stabilité du système financier, selon un projet de cadre réglementaire soumis aux commentaires du public.

Les établissements classés comme banques d’importance systémique domestique (D-SIB) pourraient se voir imposer des restrictions sur leur expansion ou sur le lancement de produits susceptibles d’accroître leur risque systémique.

Le dispositif prévoit également un supplément de fonds propres de catégorie CET1 compris entre 0,5 % et 2,5 % des actifs pondérés par les risques, selon le niveau d’importance systémique de chaque banque.

La classification reposera sur cinq critères à savoir la taille de la banque, son interconnexion avec le système financier, la disponibilité de services alternatifs, la complexité de ses activités et son importance pour l’économie nationale. La taille représentera 40 % de la notation, contre 30 % pour l’interconnexion.

Les banques concernées feraient l’objet d’une surveillance renforcée, avec notamment des tests de résistance trimestriels, des évaluations annuelles des niveaux de capital et de liquidité ainsi que des plans de redressement et de résolution.

La CBK prévoit une évaluation annuelle sur la base des données arrêtées au 31 décembre. Les établissements nouvellement désignés ou soumis à une exigence de capital supérieure disposeraient de 12 mois pour se mettre en conformité.

Le cadre vise à accroître la capacité d’absorption des pertes des grandes banques et à limiter les effets d’une éventuelle défaillance sur l’économie.

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