SouthBridge, Allen & Overy Shearman et Sylla & Partners sont au cœur de la structuration juridique et financière du futur véhicule étatique à vocation intergénérationnelle de la Guinée. Son architecture juridique, son modèle institutionnel et de gouvernance, son modèle financier ainsi que les mécanismes de gestion des risques, de transparence et de contrôle étaient au cœur des échanges à Conakry, ce mercredi 9 septembre 2026, lors d’un atelier de restitution organisé en présence du Premier ministre, Amadou Oury Bah.
Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et représentant de SouthBridge, Meïssa Tall, représentant le cabinet KPMG, ainsi que les équipes d’A&O Shearman et de Sylla & Partners, aux côtés de plusieurs autres experts des cabinets de conseil, ont discuté du cadrage juridique et financier du futur mécanisme. Objectif : aboutir à une feuille de route claire et détaillée, arrêtant les différentes échéances, afin de rendre le Fonds opérationnel dès 2026.
Pour la ministre guinéenne de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, l’enjeu consiste à disposer d’un cadre suffisamment structuré avant les prochaines étapes de création du FSG, en confrontant les propositions formulées par les cabinets de conseil avec la revue technique menée en interne.
Le Fonds souverain de Guinée (FSG), qui sera alimenté par les revenus des projets miniers, notamment Simandou, sera constitué sous la forme d’une société anonyme à capitaux publics, détenue à 100 % par l’État. Les projections prévoient 4 milliards de dollars de dotations entre 2029 et 2035, l’objectif affiché étant de rendre le Fonds opérationnel avant la fin de l’année.
Le dispositif reposera sur trois missions — investir, stabiliser et épargner : financer des infrastructures et des services essentiels (éducation, santé, emploi) à travers le territoire national ; stabiliser les finances publiques face aux fluctuations des cours mondiaux des matières premières ; et constituer une épargne intergénérationnelle afin de préserver les ressources pour les générations futures.
Le FSG ciblera notamment l’industrie, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, les transports, le numérique et la finance, avec la possibilité de co-investir aux côtés du secteur privé. Il est conçu comme un investisseur de long terme, et non comme une caisse de secours budgétaire ou un guichet de subventions.
En termes de gouvernance, les opérations les plus importantes — au-delà de 5 % du bilan du Fonds — feront l’objet d’une validation par le conseil d’administration.




