Mercredi 4 novembre 2026

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Orpaillage en Côte d’Ivoire : le GRAMCI arbitre entre fermeté et formalisation

Dans une déclaration rendue publique le 28 août 2026 à Abidjan, le Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire (GRAMCI), à travers son premier vice-président Eugène Malan, salue la fermeté de l’État contre l’orpaillage clandestin, tout en plaidant pour une accélération de la formalisation de la petite mine. L’organisation se démarque, en revanche, de la…

Dans une déclaration rendue publique le 28 août 2026 à Abidjan, le Groupement des artisans miniers de Côte d’Ivoire (GRAMCI), à travers son premier vice-président Eugène Malan, salue la fermeté de l’État contre l’orpaillage clandestin, tout en plaidant pour une accélération de la formalisation de la petite mine. L’organisation se démarque, en revanche, de la proposition de moratoire évoquée dans le débat public.

Pour le GRAMCI, il n’existe pas un orpaillage, mais deux, qu’il convient de ne plus confondre. D’un côté, l’orpaillage clandestin constitue une activité qui échappe à toute réglementation, détruit les ressources naturelles et alimente des circuits informels. Cette activité menace l’environnement, les terres agricoles, les ressources en eau, la sécurité des populations et, au bout de la chaîne, les intérêts économiques du pays. De l’autre, l’orpaillage légal représente une exploitation qui s’exerce dans un cadre autorisé, permet l’identification des opérateurs, favorise la traçabilité de la production et offre à l’État comme aux communautés la possibilité de bénéficier des retombées économiques de l’activité, y compris la réhabilitation des terres après exploitation.

« Le GRAMCI est contre l’orpaillage clandestin », affirme l’organisation sans détour. Mais condamner la clandestinité ne revient pas, selon elle, à condamner l’orpaillage dans son ensemble. C’est de cette distinction que découle toute sa position.

Conscient des efforts menés par le gouvernement à travers ses dispositifs de répression, notamment le Groupement spécial de lutte contre l’orpaillage illégal (GS-LOI) et la Brigade de répression des infractions au Code minier (BRICM), le GRAMCI souligne que les petites mines commencent à générer des retombées substantielles pour les collectivités locales et le budget de l’État. À titre d’exemple, l’une d’elles, qui emploie 20 salariés permanents et plus de 80 journaliers, a versé depuis 2022 environ 300 millions de FCFA de taxes et impôts directs, auxquels s’ajoutent près de 200 millions de FCFA de taxe ad valorem.

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