La Banque centrale d’Égypte (CBE) demande aux banques de lui transmettre, au quatrième trimestre 2026, leurs plans d’éducation financière pour 2027, dans le cadre d’un dispositif renforcé de suivi des actions menées auprès des clients.
Les établissements devront définir des objectifs mesurables, préciser les résultats attendus et évaluer l’impact de leurs programmes. Des rapports trimestriels devront ensuite détailler les initiatives réalisées et être transmis au secteur de l’inclusion financière de la CBE, selon les formats prévus.
Les banques devront également renforcer l’information relative à la protection des données et aux risques de fraude, tout en formant régulièrement leurs salariés aux pratiques de vente responsables et à la prévention des tentatives frauduleuses.
Les programmes devront cibler différents publics, notamment les particuliers, les entrepreneurs ainsi que les petites et moyennes entreprises. Les banques sont également invitées à développer des services de conseil non financier à destination des PME et à élargir leurs partenariats avec les universités, les administrations et les institutions financières.
La CBE prévoit par ailleurs l’utilisation de supports adaptés aux personnes vulnérables, notamment en langue des signes et en braille, ainsi que le recours à des plateformes numériques, à des applications mobiles et à des dispositifs interactifs.
Ces règles s’inscrivent dans le prolongement des mesures lancées par la Banque centrale depuis 2019, ainsi que de l’obligation, instaurée en 2020, de créer des structures dédiées à l’inclusion financière. La CBE renforce désormais le suivi des programmes, avec des objectifs mesurables et un reporting régulier.




