Mardi 3 novembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

Kenya : la Banque mondiale abaisse ses prévisions de croissance à 4,3 % en 2026

L’institution de Bretton Woods pointe les risques liés aux prix de l’énergie et aux tensions au Moyen-Orient, tout en saluant la résilience du secteur agricole. Le Kenya devrait enregistrer une croissance économique de 4,3 % en 2026, puis de 4,4 % en 2027, selon les dernières prévisions publiées ce jeudi 9 juillet 2026 par la…

Le président kényan William Ruto. © DR

L’institution de Bretton Woods pointe les risques liés aux prix de l’énergie et aux tensions au Moyen-Orient, tout en saluant la résilience du secteur agricole.

Le Kenya devrait enregistrer une croissance économique de 4,3 % en 2026, puis de 4,4 % en 2027, selon les dernières prévisions publiées ce jeudi 9 juillet 2026 par la Banque mondiale. Cette estimation traduit une révision à la baisse de 0,6 point de pourcentage par rapport à celle annoncée en novembre.

La Banque mondiale estime que la hausse des prix mondiaux de l’énergie et les incertitudes liées à la situation géopolitique au Moyen-Orient pourraient accroître les coûts de production, ralentir les investissements privés et réduire le pouvoir d’achat des ménages. L’institution souligne également que ces facteurs pourraient peser sur les flux de transferts de fonds à destination du pays.

Elle considère toutefois que plusieurs éléments devraient soutenir l’activité économique, notamment de bonnes performances du secteur agricole, un assouplissement de la politique monétaire, la stabilité du taux de change et une reprise du crédit accordé au secteur privé. L’institution rappelle par ailleurs que l’économie kényane affiche une croissance relativement stable depuis plusieurs années.

La Banque mondiale avertit en outre que les tensions sur les prix du carburant pourraient entraîner une hausse du taux de pauvreté comprise entre 2 et 4,5 points de pourcentage, exposant ainsi 1 à 2,4 millions de personnes supplémentaires à la précarité. Fin juin, elle a approuvé un prêt budgétaire de 750 millions de dollars, assorti d’une facilité de 500 millions de dollars, destinés à soutenir les réformes économiques et à réduire la dépendance du pays à une dette intérieure coûteuse.

En 2024, l’économie kényane avait progressé de 4,6 %. Le gouvernement kényan table pour sa part sur une croissance de 5,0 % en 2026, puis de 5,2 % en 2027.

Financial Afrik Premium