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Égypte : l’inflation annuelle ralentit à 12,2 % en juin, portée par l’accalmie des prix alimentaires

Le ralentissement de l’inflation se poursuit en Égypte. Le taux d’inflation annuel à l’échelle nationale s’est établi à 12,2 % en juin 2026, contre 13 % en mai, selon les données publiées ce jeudi 9 juillet, par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS). Cette nouvelle baisse traduit un essoufflement progressif des…

Le ralentissement de l’inflation se poursuit en Égypte. Le taux d’inflation annuel à l’échelle nationale s’est établi à 12,2 % en juin 2026, contre 13 % en mai, selon les données publiées ce jeudi 9 juillet, par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS). Cette nouvelle baisse traduit un essoufflement progressif des tensions inflationnistes, même si plusieurs postes de dépenses essentiels continuent d’afficher de fortes hausses de prix.

Le recul des prix de certains produits alimentaires atténue les tensions

Sur un an, les prix du groupe « Alimentation et boissons » ont progressé de 4,7 %. Cette évolution est principalement liée à la hausse des prix des céréales et du pain (+3 %), de la viande et de la volaille (+1 %), du poisson et des fruits de mer (+4 %), des légumes (+29,9 %), ainsi que du café, du thé et du cacao (+9,6 %). Les prix de l’eau minérale, des boissons gazeuses et des jus naturels ont également augmenté de 6,4 %.

En revanche, le repli des prix des produits laitiers, du fromage et des œufs (-1,1 %) ainsi que des fruits (-5,2 %) a contribué à limiter la progression globale des prix alimentaires.

Les boissons alcoolisées et le tabac ont, pour leur part, enregistré une hausse annuelle de 16,9 %, essentiellement en raison de l’augmentation des prix du tabac.

Le logement demeure le principal moteur de l’inflation


Le poste « Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » reste le principal contributeur à l’inflation avec une progression annuelle de 31,2 %. Cette hausse s’explique notamment par l’augmentation des loyers effectifs (+28,2 %), des loyers imputés (+51,1 %), des coûts d’entretien des logements (+13 %) ainsi que des tarifs de l’électricité, du gaz et des autres combustibles (+17,4 %).

Les prix de l’habillement et des chaussures ont progressé de 12,9 %, sous l’effet de la hausse des tissus (+13,7 %), des vêtements confectionnés (+13,6 %), des accessoires vestimentaires (+10 %) ainsi que des services de nettoyage, de réparation et de location de vêtements (+14,7 %).

Le secteur du mobilier et des équipements ménagers a également enregistré une hausse de 14,5 %, alimentée par l’augmentation des prix des meubles, des revêtements de sol, des appareils électroménagers et des produits destinés à l’entretien des foyers.

Des hausses marquées dans les transports, l’éducation et les services

Dans le secteur de la santé, les prix ont augmenté de 5,3 % sur un an, sous l’effet de la hausse des services ambulatoires (+13,5 %) et hospitaliers (+20,9 %), malgré une baisse des prix des produits et équipements médicaux (-1,2 %).

Le secteur des transports a enregistré une progression de 21,1 %, portée par la hausse des prix des véhicules (+11,2 %), des dépenses liées aux transports privés (+19 %) et des services de transport (+23,9 %). Les communications ont, quant à elles, progressé de 10,4 %, en raison de l’augmentation des tarifs des services de téléphonie et des équipements de communication.

Les prix des activités de culture et loisirs ont augmenté de 14,9 %, notamment sous l’effet de la hausse des visites organisées (+17,2 %) et des journaux, livres et fournitures de bureau.

L’éducation demeure l’un des secteurs les plus inflationnistes, avec une hausse annuelle de 20 %, tandis que les tarifs de l’enseignement post-secondaire et technique ont bondi de 364,5 %.

Enfin, les prix des restaurants et hôtels ont progressé de 13,7 %, alors que les biens et services divers ont enregistré une hausse de 11,8 %, principalement en raison de l’augmentation des coûts des services de soins personnels.

Malgré la poursuite du ralentissement de l’inflation globale, les données de juin montrent que les pressions sur les dépenses de logement, de transport, d’éducation et de services demeurent élevées. La baisse des prix de certains produits alimentaires, notamment les produits laitiers et les fruits, a toutefois permis d’atténuer l’impact de ces hausses sur l’inflation générale.

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