Sénégal : plus de 7,7 milliards de FCFA économisés grâce à la médiation financière en 16 ans
À Dakar, le Sénégal vient d’ouvrir un nouveau chapitre de sa gouvernance financière. Les premières Assises de la Médiation et de l’Éducation Financières, organisées les 4 et 5 juin 2026 par l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF), réunissent pour la première fois l’ensemble de l’écosystème financier autour d’un enjeu devenu stratégique : restaurer…
À Dakar, le Sénégal vient d’ouvrir un nouveau chapitre de sa gouvernance financière. Les premières Assises de la Médiation et de l’Éducation Financières, organisées les 4 et 5 juin 2026 par l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF), réunissent pour la première fois l’ensemble de l’écosystème financier autour d’un enjeu devenu stratégique : restaurer et consolider la confiance dans un système financier en pleine mutation.
Dans un contexte marqué par la montée en puissance du mobile money, des fintechs, de la digitalisation bancaire et des nouveaux services financiers, ces assises ambitionnent de repositionner la médiation financière non plus comme un simple mécanisme de règlement des différends, mais comme un véritable levier de stabilité économique, d’inclusion et d’attractivité financière.
En seize années d’existence, l’OQSF s’est imposé comme un acteur discret mais décisif de l’écosystème financier sénégalais. L’institution a traité 4 360 dossiers de médiation, avec un taux de réussite oscillant entre 90 et 94 % selon les secteurs, permettant aux citoyens d’économiser plus de 7,7 milliards de francs CFA en litiges évités ou résolus à l’amiable.
« La médiation financière n’est pas un coût pour le système financier. Elle est un investissement dans la confiance », a résumé avec force Amadou Kane Diallo, coordonnateur des Assises, soulignant que derrière ces milliards récupérés se cachent « des entrepreneurs qui ont trouvé une solution à leurs différends, des assurés finalement indemnisés et des familles qui ont retrouvé confiance dans les institutions financières ».
Pour les autorités, la transformation numérique accélérée du secteur financier impose désormais un nouveau pacte de confiance entre institutions et usagers. Représentant du ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Mor Diouf a insisté sur le fait que « sans confiance des usagers envers les institutions financières, il n’y a pas d’inclusion financière durable, et sans inclusion, il n’y a pas de croissance économique partagée ».
Au-delà des litiges, les assises ouvrent aussi le chantier d’un ambitieux Plan national d’éducation financière de 12 milliards FCFA, destiné aux élèves, aux PME et aux populations non scolarisées, avec un financement partagé entre l’État, les partenaires techniques et financiers et le secteur privé.
Dans un monde où les paiements instantanés, l’intelligence artificielle et les plateformes numériques redessinent les usages financiers, l’OQSF défend une conviction forte : la confiance devient le principal actif économique des systèmes financiers modernes. Pour le Sénégal, l’enjeu est désormais clair : faire de la médiation financière un outil de cohésion économique, de protection des consommateurs et un puissant accélérateur d’inclusion financière durable.
Avec plus de dix ans d’expérience dans la production de contenus audiovisuels, Abdoulaye BA est un Journaliste Reporter d’Images reconnu pour son savoir-faire et sa polyvalence. Il a collaboré avec de nombreuses télévisions, agences de presse et structures de communication, tant nationales qu’internationales, parmi lesquelles CCTV, APANEWS, AP, CGTN, BBC et TVE.
Passionné par l’image et le storytelling, il conçoit et réalise des reportages, interviews, films institutionnels et projets de documentaires. Son approche, à la fois humaine, visuelle et engagée, vise à donner du sens à chaque sujet et à porter des voix souvent peu entendues.
À l’écoute et toujours curieux, Abdoulaye met son expertise au service de projets divers, en s’adaptant aux réalités éditoriales, culturelles et techniques de chaque mission.
L’Agence française de développement (AFD) a présenté, jeudi 9 juillet 2026 à Nouakchott, son bilan d’activité 2025 et ses perspectives pour la période 2026-2031. Entre sécurité alimentaire, infrastructures stratégiques, soutien à la jeunesse et transition écologique, l’institution française entend renforcer son partenariat avec la Mauritanie tout en plaçant la qualité d’exécution des projets au cœur…
Au premier trimestre 2026, les États de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont mobilisé 6 764,7 milliards de FCFA (près de 12 milliards USD) sur le marché des titres publics de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Ce qui représente une progression de 1.064,8 milliards de FCFA (environ 1,9…
Financial Afrik Premium
Lisez la finance africaine comme un professionnel
Accès illimité à 30 000 articles, archives 2013-2026, magazine PDF mensuel, alertes mots-clés, base de données dirigeants et newsletters premium.