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Conférence Risque Pays : la Côte d’Ivoire progresse à 6,5, selon Bloomfield

Lors de sa conférence annuelle tenue à Abidjan, jeudi 30 avril 2026, Bloomfield Intelligence a relevé la note de risque pays de la Côte d’Ivoire de 6,3 à 6,5. Ce score maintient le pays dans la catégorie des « risques faibles », avec une perspective stable. Selon Stanislas Zézé, PDG du groupe, cette évolution s’explique…

Lors de sa conférence annuelle tenue à Abidjan, jeudi 30 avril 2026, Bloomfield Intelligence a relevé la note de risque pays de la Côte d’Ivoire de 6,3 à 6,5. Ce score maintient le pays dans la catégorie des « risques faibles », avec une perspective stable.

Selon Stanislas Zézé, PDG du groupe, cette évolution s’explique par l’amélioration de plusieurs indicateurs, notamment la gestion des finances publiques, passée de 6 à 6,5, la solidité financière, établie à 6,4, et le climat des affaires, évalué à 6,6. Le risque sociopolitique progresse également, de 4,5 à 5.

Sur le plan structurel, l’analyse fait état d’une progression du secteur secondaire, même si sa part dans l’économie demeure inférieure à l’objectif de 40 % jugé nécessaire à une industrialisation durable. Le rapport relève aussi une évolution dans la répartition de la création de richesse : la part des multinationales recule de 80 % à 76 %, tandis que les acteurs nationaux génèrent désormais 24 % de la valeur ajoutée. Bloomfield souligne toutefois la persistance de plusieurs défis, parmi lesquels les effets du changement climatique sur le secteur primaire et l’impact de l’orpaillage illégal, dont les pertes sont estimées à 3 000 milliards de FCFA.

En matière de gouvernance, Bloomfield note une progression de la transparence dans le contrôle des finances publiques. Le rapport mentionne cependant la confidentialité des déclarations de patrimoine et les lourdeurs administratives comme des freins à l’application des sanctions. La corruption demeure également un obstacle, avec un coût estimé entre 3 % et 6 % des ressources nationales. Par ailleurs, l’État affiche, selon Bloomfield, un taux de recouvrement de 100 %, en hausse de 15 % par rapport à l’exercice 2024.

Concernant la dette publique, le rapport fait apparaître des évolutions contrastées. Le stock de la dette passe de 59 % à 57 % du PIB, mais le service de la dette continue de peser sur les recettes de l’État. Stanislas Zézé a indiqué que le ratio du service de la dette rapporté aux revenus, bien qu’en baisse par rapport aux 92 % relevés précédemment, s’établissait encore à 76 % à la fin de septembre 2025. Selon lui, cette situation appelle à une vigilance continue sur la capacité de remboursement du pays afin de préserver la trajectoire de croissance.

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