Selon le Cabinet de presse et d’image de la Vice-présidence de la République de Guinée équatoriale, le Vice-président Nguema Obiang Mangue a exprimé « l’indignation du chef de l’État face aux allégations de prélèvements illégaux effectués à la frontière de Kyé-Ossi, entre la Guinée équatoriale et le Cameroun ». L’information rendue publique le 9 mars 2026 tire sa source d’une réunion présidée par le Vice-président de la République.
Au cours de cette rencontre à laquelle ont également participé le Premier ministre et les ministres de la Sécurité, de la Défense, des Finances, ainsi que le directeur général des Douanes, l’on a appris que « les personnes venant du Cameroun sont contraintes de payer des impôts sur les produits qu’elles achètent ». Ce, alors que la Guinée équatoriale a signé un accord de libre circulation avec les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Pour renchérir, le général de division de l’armée équato-guinéenne a souligné que « ces pratiques rompent le cadre légal établi par les dirigeants de la communauté ».
Face à cette situation qui ternit la réputation du pays, le Vice-président Nguema Obiang Mangue a ordonné la création d’« une commission dont la mission sera d’identifier les montants, les corps et les noms de chaque citoyen civil ou militaire impliqué dans cette pratique ». Il a également instruit que « des circulaires soient rédigées et placées aux barrières pour informer sur ce qui doit être taxé par la loi et ce qui ne le doit pas, afin de ne pas freiner la volonté des nations adhérentes à la CEMAC de circuler librement avec leurs biens ».
A la fin de cette réunion d’information, Nguema Obiang Mangue a déclaré que « cette commission devra agir rapidement pour mettre fin à cette pratique qui nuit à l’image du pays et affecte les citoyens de la région ».




