Le groupe dirigé par Mohamed Hassan Bensalah a choisi, la filiale française de la prestigieuse banque d’affaires américaine, JP Morgan, pour devenir le chef du péléton de l’équipe-conseil de l’opération d’acquisition.
Dans une opération appelée à redessiner le paysage bancaire marocain, le groupe Holmarcom, dirigé par Mohamed Hassan Bensalah, renforce sa stratégie d’acquisition de la BMCI en s’entourant de conseils de renommée mondiale. Cette initiative intervient dans un contexte de discussions exclusives avec BNP Paribas en vue de l’achat de la participation majoritaire de 67 % détenue par la banque française dans BMCI, filiale historique présente à Casablanca depuis des décennies. Pour piloter ce dossier à forts enjeux, Holmarcom a constitué une « dream team » de cabinets conseil internationaux, comprenant des acteurs majeurs du conseil financier et stratégique :
JP Morgan, qui occupe régulièrement la première place des classements mondiaux en matière de fusion-acquisition, va intervenir pour proposer au groupe marocain un plan financier idoine à la réalisation de l’opération. Autre cabinet recruté : le cabinet international Bain&Company, dont les bureaux de Paris et de Dubaï vont intervenir pour conseiller le groupe marocain sur le volet stratégique. Bain&Company fait partie avec Mckinsey et Boston Consulting Group du top 3 des plus cabinets internationaux en conseil en stratégie.
Cette mobilisation de cabinets internationaux traduit l’ambition de Holmarcom de mener une opération structurée selon les standards mondiaux de fusion-acquisition, plutôt que comme une simple transaction locale, renforçant ainsi la crédibilité et la préparation du groupe face à BNP Paribas. L’objectif est de sécuriser le rachat et d’optimiser les aspects stratégiques, financiers et réglementaires d’une transaction qui pourrait s’inscrire comme un tournant dans la consolidation du secteur bancaire marocain.
L’opération s’inscrit dans une dynamique plus large où les acteurs nationaux prennent de l’ampleur dans un secteur longtemps dominé par les grands groupes européens. La BMCI, jusqu’ici filiale de BNP Paribas, serait ainsi transférée sous l’égide d’un acteur marocain déjà bien implanté, en particulier via Crédit du Maroc, autre banque contrôlée par Holmarcom. Au-delà de l’enjeu économique, ce dossier illustre la montée en puissance de capitaux locaux dans les secteurs stratégiques du pays et la volonté de positionner la finance marocaine dans une logique d’autonomie et d’efficacité accrue.




