De sources officielles au sein de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à date, le Gabon est le seul pays à avoir honoré l’ensemble de ses engagements financiers. Ce qui traduit la volonté du pays de préserver la dynamique d’intégration et la crédibilité de la sous-région. Cependant, les impacts immédiats de cet effort restent limités à cause du blocage global du mécanisme communautaire.
En effet, cette paralysie freine plusieurs leviers essentiels de l’économie gabonaise. C’est le cas des projets d’infrastructures transfrontalières, notamment dans les secteurs routier et énergétique. Ensuite, l’on note la suspension des initiatives de libre-échange, cruciales pour la diversification économique hors pétrole. Enfin, analyse la presse économique gabonaise, « la coordination régionale face aux nouvelles normes environnementales européennes, notamment le règlement anti-déforestation (EUDR), s’en trouve également affaiblie ».
Malgré ce contexte peu favorable, la stabilité monétaire et le rôle de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) demeurent préservés. Même si l’on observe que l’arrêt des activités de la Commission souligne l’urgence, pour l’ensemble des États membres de régulariser leurs contributions. Dans ce contexte, les autorités gabonaises jouent gros. En effet, soutiennent-elles, « sans intégration régionale effective, la relance économique post-transition du pays restera fragile ».
Pour rappel, selon une circulaire datée du 5 février 2026 de son président, Baltasar Engonga Edjo’o, depuis le 8 février 2026, les activités non stratégiques de la Commission de la CEMAC sont temporairement suspendues. L’Equato-guinéen justifie cette décision par le non-paiement par plusieurs États membres de la Taxe d’intégration communautaire (TIC), principale source de financement de la Commission. A date, la Commission estime à 20% le taux de recouvrement de cette taxe. Ce qui est largement insuffisant pour mener à bien les missions de cette instance stratégique de la zone CEMAC. En conséquence, cette situation critique paralyse les missions administratives, les études sectorielles et les programmes de coordination régionale.




