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Cemac: la BEAC à fond sur le rapatriement des recettes d’exportation

Les chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont décidé, le 22 janvier 2026 à Brazzaville, du rapatriement des avoirs détenus à l’extérieur de la zone par les États et les recettes d’exportation des entreprises, notamment celles issues des hydrocarbures, du secteur minier et des matières premières. Une mesure sur…

Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC)

Les chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont décidé, le 22 janvier 2026 à Brazzaville, du rapatriement des avoirs détenus à l’extérieur de la zone par les États et les recettes d’exportation des entreprises, notamment celles issues des hydrocarbures, du secteur minier et des matières premières. Une mesure sur laquelle la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) s’est mise à fond.

Echangeant le 30 janvier avec la sous-secrétaire adjointe au Bureau des affaires africaines du Département d’État des États-Unis d’Amérique dans ses bureaux à Yaoundé (Cameroun), le gouverneur Yvon Sana Bangui a rappelé ces nouvelles orientations visant à garantir que les recettes générées par les exportations contribuent effectivement au renforcement de la position extérieure commune. Dans ce cadre, un accord spécifique a été conclu avec les entreprises du secteur extractif, prévoyant le rapatriement partiel des recettes d’exportation à hauteur de 35 %.

Selon la BEAC, cette mesure ne procède pas d’une logique de contrainte arbitraire, mais répond à un impératif macroéconomique : préserver la stabilité du franc CFA, sécuriser les capacités d’importation de la sous-région et renforcer la crédibilité financière de la CEMAC. Et le gouverneur de signifier, à ses interlocuteurs, la volonté de la banque centrale à poursuivre un dialogue constructif avec les entreprises concernées, afin de mettre en place des mécanismes durables, équilibrés et compatibles avec les exigences opérationnelles des investisseurs, tout en respectant les décisions souveraines des États membres.

Avec cette nouvelle réforme adoptée à Brazzaville, les entreprises opérant dans les secteurs concernés sont désormais obligées de réintroduire dans la zone CEMAC, les revenus générés en monnaies étrangères. Ces flux sont à centraliser par la BEAC afin de consolider les réserves de change, soutenir la stabilité du franc CFA, limiter la fuite des capitaux et restaurer la confiance des bailleurs internationaux.

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