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Moody’s relève la note souveraine du Kenya à « B3 », portée par le renforcement des réserves de change

‎L’agence de notation Moody’s a relevé la note de crédit souverain à long terme en devises étrangères du Kenya, la faisant passer de « Caa1 » à « B3 », estimant que le risque de défaut à court terme du pays s’est sensiblement réduit. Cette décision a été annoncée dans un communiqué publié le 27…

William Ruto, président du Kenya. ©️DR

‎L’agence de notation Moody’s a relevé la note de crédit souverain à long terme en devises étrangères du Kenya, la faisant passer de « Caa1 » à « B3 », estimant que le risque de défaut à court terme du pays s’est sensiblement réduit. Cette décision a été annoncée dans un communiqué publié le 27 janvier. 2026‎

‎Selon Moody’s, l’amélioration de la liquidité extérieure du Kenya repose sur plusieurs facteurs, notamment la hausse des réserves de change, la réduction du déficit du compte courant et la stabilisation du shilling kényan.

‎‎Première économie d’Afrique de l’Est, le pays dirigé par Wiliam Ruto a enregistré une accélération de sa croissance au troisième trimestre 2025, soutenue par le redressement du secteur de la construction et une expansion de l’activité agricole plus dynamique qu’anticipé.‎

‎Les réserves internationales du pays devraient atteindre 12,2 milliards de dollars à fin 2025, représentant environ 5,3 mois de couverture des importations, renforçant ainsi la capacité de l’économie à absorber les chocs externes.

‎‎Toutefois, Moody’s souligne que la note reste contrainte par une capacité de remboursement de la dette encore limitée et par une consolidation budgétaire jugée lente. Les coûts élevés de l’emprunt domestique, combinés aux pressions politiques et sociales, freinent les efforts de réduction du déficit budgétaire et maintiennent une vulnérabilité face à l’évolution des conditions de financement.

‎‎Confronté à une dette publique élevée et à d’importantes échéances de remboursement, le Kenya cherche à diversifier ses sources de financement afin de préserver des marges budgétaires pour les dépenses de développement et les investissements dans les infrastructures.

‎Dans ce contexte, le gouvernement kényan négocie un nouveau programme avec le Fonds monétaire international, le précédent étant arrivé à échéance en avril, tout en explorant des mécanismes de financement moins coûteux, dont un projet d’échange dette contre denrées alimentaires envisagé au premier semestre de l’année.‎

‎Enfin, Moody’s a révisé la perspective associée à la note du Kenya, la faisant passer de « positive » à « stable », reflétant l’anticipation d’un maintien des améliorations récentes en matière de liquidité et de financement, avec des risques globalement équilibrés.

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