À partir du 31 mars 2026, les opérateurs monétique Visa, Mastercard ou Union Pay doivent se conformer à la décision 31 de GIM-UEMOA. Cette directive proposée par GIM UEMOA, validée par la BCEAO et adoptée par le conseil des ministres de l’UEMOA établit que lorsqu’une carte internationale émise par un opérateur agréé dans la zone est utilisée pour le règlement d’une transaction, ladite transaction doit être routée, compensée et réglée en monnaie locale. La banque acquéreur doit obligatoirement router la transaction a GIM UEMOA lequel compense la transaction et procède au règlement à travers la plate-forme Star UEMOA . «Nous faisons un solde monétique pour les 138 banques de l’UEMOA », explique le DG de GIM UEMOA Mingam Coulibaly.
. Or, les majors Visa et Mastercard continuent de compenser leurs opérations à l’étranger. La compensation en monnaie locale à travers la plateforme GIM UEMOA est facturée à 500 FCFA quelque soit le montant. Les majors compensent en devises avec des coûts moyens de 2 500 à 3000 FCFA.
Si l’actualité semble récente, la directive remonte en fait en 2015. L’adoption de cette mesure avait alors provoqué une levée de boucliers des majors qui obtiendront un délais de grâce de trois ans. Soit entre le 1er janvier 3015 et le 31 décembre 2017. En principe, l’opération devait entrer en vigueur depuis 2018. Or depuis, les majors ont demandé et obtenu plusieurs reports. Après la surchauffe du début janvier ou une entrée en vigueur a abouti à une suspension de la plupart des cartes, Visa et Mastercard ont obtenu une nouvelle période de grâce soit jusqu’au 31 mars. Au delà de ces deux majors, la directive 31 lève un voile sur le cadre normatif du e-commerce en zone UEMOA. Les plateformes de services comme Yango ou Jumia réalisent des prestations au niveau local avec des banques de règlement situées en dehors de la zone. Des situations qui échappent au cadre étroit de la directive 31 mais qui ne sont pas sans conséquences sur le comte de change de la BCEAO.




