La Banque centrale du Congo (BCC) a décidé de poursuivre l’assouplissement de sa politique monétaire en réduisant, lors la session ordinaire de son Comité de Politique Monétaire (CPM) tenue ce jeudi 8 janvier, le taux directeur de 17,5 % à 15 %, soit une réduction de 250 points de base. Dans le même élan, le taux des facilités de prêt marginal a été abaissé de 21,5 % à 19 %.
Selon l’institut de régulation, cette décision vise à soutenir la dynamique du crédit à l’économie tout en préservant la stabilité des prix et du cadre macroéconomique. Elle s’inscrit, indique-t-on, dans un contexte macroéconomique jugé globalement favorable, tant au niveau international que domestique.
Au plan national, la conjoncture économique est en effet jugée solide par la BCC. Bien qu’en léger ralentissement, la croissance du PIB réel est en effet passé de 6,7 % en 2024 à 5,6 % en 2025. Cette performance est essentiellement soutenue par la bonne tenue du secteur extractif, ainsi que par la résilience des activités non minières.
L’évolution des prix a constitué l’un des principaux facteurs ayant motivé la décision du CPM. À fin décembre 2025, l’inflation s’est établie à 2,27 %, contre 11,69 % un an auparavant, se situant nettement en dessous de l’objectif de moyen terme de 7 % fixé par la BCC. Ce reflux s’explique notamment par l’appréciation du franc congolais, la baisse des prix des produits pétroliers à la pompe, le recul des cours des céréales importées, ainsi que par l’orientation restrictive de la politique monétaire observée durant les trois premiers trimestres de 2025.
Sur le marché des changes, la monnaie nationale a enregistré une appréciation de 30,44 % sur le segment interbancaire et de 24,09 % sur le marché parallèle. Dans le même temps, les réserves internationales ont atteint 7,89 milliards de dollars à fin décembre 2025, correspondant à environ trois mois d’importations de biens et services.
Pour l’année 2026, la Banque centrale anticipe une évolution maîtrisée du niveau général des prix, dans un contexte de stabilisation du taux de change et de poursuite d’une croissance économique robuste, soutenue notamment par des cours favorables du cuivre et du cobalt. Les coefficients de la réserve obligatoire sont, pour leur part, maintenus inchangés.




