Dans un contexte où l’économie numérique africaine connaît une croissance rapide et devient un levier essentiel de modernisation, Sanlam Maroc a franchi une étape stratégique en investissant 2,2 millions de dollars dans la start-up marocaine Woliz, spécialisée dans la digitalisation du commerce de proximité. Cette opération, en cette nouvelle année, marque la première incursion de Sanlam Maroc dans le capital-risque via une approche institutionnelle de capital-investissement à long terme.
L’investissement intervient dans un secteur économique clé du Maroc : les commerces de quartier, qui constituent un maillon fondamental du tissu économique et social. Malgré leur importance, ces commerces restent souvent peu outillés technologiquement et peinent à accéder à des services financiers sophistiqués. Par ce partenariat, SanlamMaroc entend accompagner leur modernisation tout en renforçant leur inclusion financière, contribuant ainsi à dynamiser un secteur central du quotidien des citoyens.
La plateforme développée par Woliz repose sur une technologie intégrée combinant intelligence artificielle, automatisation des processus et valorisation des données, pour structurer un écosystème unifié reliant commerçants, finance, télécommunications, institutions publiques et consommateurs. Cet outil vise à transformer les commerces de proximité en acteurs connectés et plus performants, capables de gagner en efficacité, en visibilité et en accès aux services numériques essentiels.
Pour Sanlam Maroc, ce financement représente bien plus qu’un simple investissement financier : il s’agit d’un levier pour approfondir la connaissance d’un marché de niche et d’un point d’entrée pour développer, à l’avenir, des produits d’assurance et de services financiers adaptés à cette clientèle traditionnellement sous-servie par les services formels. L’opération s’inscrit également dans la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 », qui vise à accélérer la transformation numérique de l’économie marocaine et à renforcer l’inclusion financière à large échelle.
Sur le plan macroéconomique, cet investissement se déroule dans un environnement global favorable : les flux d’investissement direct étranger vers l’Afrique ont enregistré une hausse significative, atteignant 97 milliards de dollars en 2024, selon le dernier rapport de la CNUCED. Cette dynamique confirme l’intérêt croissant des investisseurs pour les opportunités offertes par les marchés numériques africains, malgré les incertitudes économiques mondiales.




