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La DFC engage 553 millions de dollars dans le Corridor de Lobito aux côtés de l’Angola

LaU.S. International Development Finance Corporation (DFC) a finalisé un financement de 553 millions de dollarsdestiné à la modernisation du Lobito Atlantic Railway, colonne vertébrale du Corridor de Lobito en Angola. Ce prêt vise la réhabilitation, la modernisation et l’exploitation d’environ 1 300 km de voie ferrée reliant le port atlantique de Lobito à Luau, à…

LaU.S. International Development Finance Corporation (DFC) a finalisé un financement de 553 millions de dollarsdestiné à la modernisation du Lobito Atlantic Railway, colonne vertébrale du Corridor de Lobito en Angola. Ce prêt vise la réhabilitation, la modernisation et l’exploitation d’environ 1 300 km de voie ferrée reliant le port atlantique de Lobito à Luau, à la frontière avec la République démocratique du Congo.

Par Rodrigue Fénelon Massala

Grâce à cet appui financier, les parties prenantes entendent augmenter fortement la capacité de transport ferroviairedu corridor, axe logistique clé pour l’exportation de minerais stratégiques — notamment le cuivre et le cobalt — en provenance de la RDC et de la Zambie vers l’océan Atlantique. L’objectif est clair : réduire les coûts et les délais logistiques, un levier déterminant pour sécuriser les chaînes d’exportation de minerais critiques vers les marchés mondiaux.

Le prêt de la DFC s’inscrit dans un package financier élargi, complété par environ 200 millions de dollars apportés par la Development Bank of Southern Africa (DBSA). Au total, près de 753 millions de dollars sont mobilisés au bénéfice de l’opérateur Lobito Atlantic Railway (LAR) pour des investissements concrets de modernisation.

Le projet s’intègre au Lobito Trans-Africa Corridor, initiative régionale destinée à connecter plus efficacement les bassins miniers d’Afrique centrale (Angola, RDC, Zambie) à l’Atlantique, renforçant ainsi l’intégration logistique et commerciale de la sous-région.

Pourquoi les États-Unis investissent-ils dans ce projet stratégique ?

Selon la DFC et des responsables américains, l’investissement vise d’abord à sécuriser les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques indispensables à des secteurs clés — technologies, énergie, défense. Il traduit également la volonté de renforcer la présence stratégique des États-Unis en Afrique, dans un contexte de concurrence accrue des grandes puissances sur les infrastructures du continent.

Au-delà de sa dimension financière, le Corridor de Lobito porte des enjeux géopolitiques majeurs :

  • Capacité de transport décuplée, avec un objectif d’environ 4,6 millions de tonnes par an ;

  • Compétitivité logistique accrue ;

  • Meilleur accès des ressources d’Afrique centrale aux marchés mondiaux ;

  • Création d’emplois et retombées économiques régionales, via les achats locaux et les services associés.

Un investissement structurant, à la croisée des priorités industrielles mondiales et des équilibres stratégiques africains.

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