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L’Égypte signe un accord préliminaire avec le FMI et s’attend à 2,5 milliards de dollars de financement

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, ce mardi 23 décembre, la conclusion d’un accord au niveau des services avec l’Égypte portant sur les cinquième et sixième revues de son programme de financement au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Cet accord pourrait permettre le décaissement d’environ 2,5 milliards de dollars, sous réserve…

Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds monétaire international, et le Premier ministre égyptien, Mostafa Madbouli, le 3 novembre 2024. (Amr Abdallah Dalsh/REUTERS)

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, ce mardi 23 décembre, la conclusion d’un accord au niveau des services avec l’Égypte portant sur les cinquième et sixième revues de son programme de financement au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC). Cet accord pourrait permettre le décaissement d’environ 2,5 milliards de dollars, sous réserve de l’approbation du conseil d’administration du Fonds.

Le FMI a décidé de regrouper les deux revues afin d’accorder davantage de temps aux autorités égyptiennes pour atteindre les objectifs clés du programme. Parallèlement, un accord au niveau du personnel a également été trouvé concernant la première revue de la Facilité de résilience et de durabilité (FRD), ouvrant un accès potentiel à 1,3 milliard de dollars supplémentaires.

L’Égypte bénéficie depuis mars 2024 d’un programme élargi du FMI d’un montant total de 8 milliards de dollars sur 46 mois, négocié dans un contexte de forte inflation et de tensions aiguës sur les réserves de change.

Depuis, les indicateurs macroéconomiques montrent une amélioration notable. L’inflation, qui avait atteint un pic de 38 % en septembre 2023, est retombée à 12,3 % en novembre pour les consommateurs urbains. Les pressions sur les devises étrangères se sont également atténuées, soutenues par des recettes touristiques record, les transferts de fonds de la diaspora et d’importants accords d’investissement avec les pays du Golfe, notamment les Émirats arabes unis, pour des montants se chiffrant en dizaines de milliards de dollars.

« Les efforts de stabilisation ont produit des résultats significatifs et l’économie égyptienne montre des signes de croissance robuste », a déclaré Ivanna Vladkova Hollar, cheffe de mission du FMI pour l’Égypte.

Toutefois dans sa note, l’institution souligne la nécessité d’« accélérer les réformes structurelles », en particulier le programme de désengagement de l’État de certains actifs, considéré comme un pilier central de l’accord mais dont les progrès restent jugés insuffisants. En août, le Parlement égyptien a ratifié des amendements législatifs destinés à faciliter et accélérer les cessions d’actifs publics. « Les efforts visant à réduire le rôle de l’État doivent être intensifiés, notamment à travers des avancées concrètes du programme de désinvestissement et une meilleure égalité des conditions de concurrence », a ajouté Mme Vladkova Hollar.

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