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Côte d’Ivoire : la commission économique et financière de l’assemblée nationale adopte le budget 2026 en hausse de 13 %

La Commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale a adopté, le mardi 2 décembre, à l’unanimité la loi de finances portant budget de l’État ivoirien pour l’année 2026, marquée par une hausse de 13 % par rapport à l’exercice précédent. Le budget global dépasse désormais 30,1 milliards dollars, avec un objectif de recettes…

La Commission des affaires économiques et financières de l’Assemblée nationale a adopté, le mardi 2 décembre, à l’unanimité la loi de finances portant budget de l’État ivoirien pour l’année 2026, marquée par une hausse de 13 % par rapport à l’exercice précédent. Le budget global dépasse désormais 30,1 milliards dollars, avec un objectif de recettes fiscales fixé à 14,5 milliards de dollars, contre plus de 8,9 milliards de dollars en 2025. Cette progression significative reflète la volonté des autorités d’accroître les moyens d’action de l’État pour faire face aux priorités nationales.

La projection de l’assiette fiscale à 14,5 milliards de dollars traduit l’ambition du gouvernement d’élargir les bases de prélèvement afin d’accroître durablement les recettes publiques. Toutefois, la Commission souligne que ces performances, bien qu’en hausse, demeurent en deçà des besoins de développement du pays. Les efforts engagés visent ainsi à renforcer la capacité de financement de l’État pour répondre aux exigences infrastructurelles, sociales et économiques.

Sur le plan de la soutenabilité financière, le service de la dette représente 38,47 % du budget national, tandis que le ratio charge financière de la dette sur recettes fiscales s’établit à 21,4 %. Le représentant du chef de l’État a précisé que l’appréciation de la dette ivoirienne repose sur des indicateurs de solvabilité, de liquidité et d’endettement. Les analyses menées montrent une tendance à la baisse des principaux ratios, soutenue par la consolidation budgétaire et une gestion active de la dette, confirmant ainsi sa soutenabilité.

Par ailleurs, la Commission a mis en évidence un déficit d’enseignants dans les disciplines scientifiques et a appelé le gouvernement à une action urgente pour résorber cette insuffisance. Le représentant du chef de l’État a rappelé que le développement du capital humain demeure une priorité, près du tiers du budget national étant consacré à la formation et au renforcement des ressources humaines.
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