Bank of Ghana (BoG), banque centrale du Ghana, a franchi un nouveau cap dans la normalisation de sa politique monétaire en abaissant, ce mercredi 26 novembre, son taux directeur de 350 points de base à 18 %. Il s’agit de la troisième réduction depuis le début de l’année 2025, portant à 1.000 points de base l’assouplissement total engagé.
Selon le gouverneur Johnson Asiama, cette orientation est rendue possible par « l’amélioration globale des fondamentaux économiques » et, surtout, par la chute de l’inflation, passée de 54 % à 8% entre janvier 2023 et octobre 2025. Ce rééquilibrage rapide, précise-t-on, offre désormais aux autorités monétaires une marge d’action crédible pour soutenir la reprise économique, sans compromettre la stabilité des prix.
L’institution anticipe une inflation contenue dans la fourchette cible de 6 % à 10 % jusqu’au premier semestre 2026, soutenue par une politique monétaire encore prudente, une accumulation substantielle de réserves de change et une relative stabilité du cedi. Dans ce contexte, les niveaux élevés des taux appliqués par les banques commerciales laissent entrevoir un potentiel de relance du crédit au secteur productif.
Cette dynamique est renforcée par l’appréciation positive du Fonds monétaire international (FMI), qui a validé les avancées du Ghana dans le cadre de son programme de réformes sous le Mécanisme élargi de crédit. L’institution souligne des progrès notables dans le rétablissement des équilibres macroéconomiques.
Au-delà de l’effet monétaire, ce signal fort vise à restaurer la confiance des investisseurs, relancer l’investissement privé et soutenir la croissance dans un environnement désormais plus prévisible. Le Ghana signe ainsi son retour progressif parmi les économies africaines les plus crédibles sur le plan de la gouvernance macroéconomique, à un moment où la stabilité financière redevient un critère central pour les flux d’investissements internationaux.
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