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Guinée-Bissau : près d’un million d’électeurs choisissent entre Umaro Sissoco Embaló et ses rivaux

La Guinée-Bissau ouvre ce dimanche 23 novembre 2025 une nouvelle séquence politique majeure avec la tenue simultanée de l’élection présidentielle et des législatives. Plus de 966 000 électeurs sont en effet appelés aux urnes pour choisir leur chef de l’État et renouveler les 102 sièges de l’Assemblée nationale populaire. Malgré quelques retards d’ouverture, la majorité…

Umaro Sissoco Embaló

La Guinée-Bissau ouvre ce dimanche 23 novembre 2025 une nouvelle séquence politique majeure avec la tenue simultanée de l’élection présidentielle et des législatives. Plus de 966 000 électeurs sont en effet appelés aux urnes pour choisir leur chef de l’État et renouveler les 102 sièges de l’Assemblée nationale populaire. Malgré quelques retards d’ouverture, la majorité des bureaux ont accueilli les votants dès 7 heures GMT, marquant le début d’un scrutin très observé.

La présidentielle, initialement composée de douze candidats, en compte désormais onze après le retrait de Siga Batista au profit de Fernando Dias da Costa, soutenu par une partie du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Le président sortant, Umaro Sissoco Embaló, brigue un second mandat dans un contexte politique marqué par la dissolution du Parlement en 2023, justifiée alors par une « crise institutionnelle ».

Ce double scrutin intervient après une campagne de 21 jours sans incident majeur. Le président de la Commission nationale électorale (CNE), Npabi Cabi, a appelé les citoyens à une participation massive, rappelant que « chaque vote engage l’avenir du pays », et réaffirmant l’engagement de la CNE pour un processus transparent et impartial.

Pour la première fois, le PAIGC, parti historique de l’indépendance, n’apparaît pas sur les bulletins de vote. Sa coalition, PAI–Terra Ranka, a été disqualifiée par la Cour suprême pour dépôt tardif des documents, une décision que de nombreux observateurs jugent lourde de portée politique.

L’enjeu dépasse les rivalités internes : il touche à la crédibilité institutionnelle d’un pays marqué par des décennies d’instabilité, de coups d’État et de transitions interrompues. Seuls deux présidents, Umaro Sissoco Embaló et José Mário Vaz, ont achevé leur mandat au cours des trente dernières années.

Des missions d’observation de la CEDEAO, de la CPLP et de l’Union africaine supervisent le scrutin, dans un contexte où partenaires internationaux, investisseurs et acteurs du développement attendent des signaux clairs de stabilité et de gouvernance.

À travers ces élections, la Guinée-Bissau se trouve face à un choix déterminant : consolider un ordre démocratique durable ou risquer un retour aux incertitudes. D’aucuns estiment que le vote de ce dimanche 23 novembre pourrait tracer la voie d’un nouveau cycle institutionnel, fondé sur la légitimité, la confiance publique et l’ouverture économique.

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