Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a officiellement succédé à son homologue angolais João Lourenço à la tête de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ce samedi 15 novembre 2025, lors du 9ᵉ Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement organisé à Kinshasa. Il assumera ce mandat pour les deux prochaines années, avec la promesse d’un leadership « humble et déterminé ».
« C’est avec humilité et détermination que j’accepte, au nom du peuple congolais, la présidence tournante de la CIRGL », a déclaré le Chef de l’État congolais, dans une allocution qui a marqué le lancement d’un cycle politique placé sous le thème : « Consolider la paix, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs ».
Cette transition intervient dans un contexte où la région fait face à des défis sécuritaires persistants mais aussi à des opportunités économiques.
En marge du Sommet, les ministres des États membres ont pris part à trois tables rondes centrées sur des projets structurants destinés à stimuler l’intégration économique régionale. Parmi les dossiers phares, le corridor de Lobito a occupé une place centrale.
Ce projet stratégique, reliant la RDC à l’Atlantique via l’Angola, est présenté comme un catalyseur pour l’exportation des minerais, l’amélioration de la logistique régionale et l’attraction de capitaux internationaux.
Au-delà des infrastructures de transport, les discussions ministérielles ont souligné la nécessité d’une mobilisation des financements dans les secteurs de l’énergie, des ressources naturelles et des corridors commerciaux.
Le développement économique durable se positionne ainsi comme un pilier essentiel de la feuille de route régionale, indissociable des objectifs de stabilité politique.
Créée formellement en 2008, la CIRGL regroupe 12 pays : l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, le Congo, la RDC, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Zambie.
L’organisation trouve cependant ses origines au début des années 2000, à une période marquée par des conflits transfrontaliers qui ont profondement fragilisé l’Afrique centrale et orientale.
Depuis, la CIRGL s’est transformée en un cadre diplomatique, combinant initiatives sécuritaires, dispositifs de médiation et programmes de relance économique.
La présidence congolaise intervient ainsi à un moment charnière, alors que la région aspire à consolider les acquis du dialogue politique et à accélérer les investissements structurants.


