Affaire Bongo : 20 ans de réclusion pour Sylvia et Noureddine Bongo par contumace
La Cour criminelle spécialisée de Libreville a prononcé, mardi 11 novembre 2025, une lourde condamnation à l’encontre de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils, Noureddine Bongo Valentin. Jugés par contumace pour détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, recel, usurpation de titres et instigation au faux, l’épouse et le fils de l’ancien président Ali…
La Cour criminelle spécialisée de Libreville a prononcé, mardi 11 novembre 2025, une lourde condamnation à l’encontre de Sylvia Bongo Ondimba et de son fils, Noureddine Bongo Valentin. Jugés par contumace pour détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux, recel, usurpation de titres et instigation au faux, l’épouse et le fils de l’ancien président Ali Bongo Ondimba ont écopé chacun de vingt ans de réclusion criminelle. Absents des audiences et actuellement établis à Londres, les deux prévenus deviennent ainsi les principales figures d’un vaste dispositif judiciaire lancé au lendemain de la chute du régime Bongo.
En plus de la peine privative de liberté, Sylvia Bongo a été condamnée à une amende de 100 millions de francs CFA. Le tribunal a également ordonné, solidairement avec son fils, le versement de près de 1 000 milliards de francs CFA à l’État gabonais au titre du préjudice moral. Ce jugement s’inscrit dans le cadre du vaste dispositif judiciaire engagé depuis la chute du régime Bongo à la suite du coup d’État militaire d’août 2023, qui a conduit le général Brice Oligui Nguema à la tête du pays.
Peu après l’annonce du verdict, Noureddine Bongo Valentin a réagi sur la plateforme X, dénonçant un procès qu’il qualifie de « politique » et « dépourvu de preuves ». Selon lui, les accusations reposent sur les déclarations de témoins « contraints par la junte militaire ». Il a affirmé que la justice gabonaise « ne cherche pas à être crédible » et que la condamnation répond à une volonté de « frapper fort » pour asseoir la légitimité du nouveau pouvoir.
Depuis 2023, l’ex-Première dame et son fils sont poursuivis pour avoir détourné plusieurs milliards de francs CFA de fonds publics durant les dernières années du régime d’Ali Bongo Ondimba. Leur condamnation symbolise la détermination affichée des autorités gabonaises à sanctionner les malversations financières passées, tout en suscitant un vif débat sur l’indépendance du pouvoir judiciaire et la portée politique de cette procédure.
Issouf est titulaire d’un DUT en Publicité-Marketing et d’une Maîtrise professionnelle en Communication, option journalisme radio. Il est également certifié par le programme YALI (Young African Leaders Initiative) et par Bloomberg en journalisme financier.
Fort de plus de 15 ans d’expérience dans les médias, dont plus de 10 ans consacrés à la presse économique, il a exercé comme journaliste reporter, producteur radio, communicant, relationniste et consultant. Au fil de sa carrière, il a contribué au repositionnement stratégique de plusieurs médias en ligne en Côte d’Ivoire.
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