Lundi 2 novembre 2026

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Angola : 3 milliards de dollars pour propulser le métro de surface de Luanda, un pari public pour la mobilité urbaine

3 milliards de dollars. C’est l’enveloppe que le gouvernement angolais s’apprête à mobiliser pour financer la première phase du métro de surface de Luanda, un projet stratégique censé transformer la mobilité dans une capitale asphyxiée par les embouteillages. Faute d’avoir réussi à séduire les investisseurs privés, l’État angolais prend seul les rênes d’un chantier appelé…

3 milliards de dollars. C’est l’enveloppe que le gouvernement angolais s’apprête à mobiliser pour financer la première phase du métro de surface de Luanda, un projet stratégique censé transformer la mobilité dans une capitale asphyxiée par les embouteillages. Faute d’avoir réussi à séduire les investisseurs privés, l’État angolais prend seul les rênes d’un chantier appelé à redessiner durablement le visage de la ville.

Selon Ricardo D’Abreu, ministre des Transports, ce choix découle de la « complexité du projet », qui aurait freiné la participation du secteur privé à ce stade initial. Le gouvernement opte donc pour un financement intégral sur fonds publics, tout en prévoyant d’ouvrir les phases suivantes à des partenariats public-privé (PPP) afin d’assurer la continuité et la viabilité financière du programme.

La première étape du projet prévoit 60 kilomètres de voies ferrées, reliant plusieurs zones stratégiques de la capitale, dont le nouvel aéroport international António Agostinho Neto, situé à plus de 40 kilomètres du centre-ville. Si une liaison ferroviaire existe déjà, ses performances demeurent limitées, freinées par des contraintes techniques et une vitesse restreinte. Le futur métro de surface ambitionne ainsi d’offrir une solution rapide, moderne et fiable à une agglomération en pleine expansion.

Au-delà de l’aspect infrastructurel, ce projet s’inscrit dans le Programme national d’amélioration de la mobilité urbaine, pilier de la politique gouvernementale visant à désengorger Luanda, une métropole tentaculaire de plus de 10 millions d’habitants, selon les estimations de World Population Review. L’objectif est clair : moderniser un réseau de transport longtemps à la traîne et soutenir la compétitivité économique d’une ville moteur de la croissance angolaise.

Les études techniques finales devraient s’achever d’ici décembre 2025, ouvrant la voie au lancement effectif des travaux dès 2026. Si le calendrier est respecté, Luanda pourrait amorcer une nouvelle ère de mobilité urbaine, symbolisant la volonté du pays de s’appuyer sur l’investissement public pour poser les bases d’un développement urbain durable et inclusif.

Signalons que seuls six pays africains disposent actuellement d’un métro en service, tandis que quatre autres ont des projets similaires en cours ou en phase de construction.

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