Badanam Patoki, président de l’Autorité des marchés financiers de l’Umoa (AMF-Umoa) avant sa nomination le 8 octobre dernier au gouvernement togolais, a pris fonction ce lundi 13 à Lomé en tant que ministre de l’Economie et de la Veille stratégique.
Celui qui récupère le portefeuille de l’Economie auprès de son désormais collègue Essowè Georges Barcola a déclaré, lors de la cérémonie de passation de pouvoir entre les deux hommes, que son premier défi sera de faire en sorte que l’économie togolaise performe encore plus. Et permette aussi, a-t-il dit, aux citoyens de mieux vivre, en allant au-delà des indicateurs macro-économiques.
Lancien directeur général du Trésor pubiic prend les commandes de l’économie dans un contexte où le taux de croissance est projeté à 6,2% en 2025, après 6,3% en 2024, selon les données officielles. Les données disponibles indiquent, par ailleurs, que sur les trois premiers mois de l’année, la conjoncture macroéconomique est globalement favorable, avec un indice du chiffre d’affaires dans les services marchands qui a progressé de 5,2% en glissement annuel.
Qui de l’agriculture et des PME
Celui qui était encore le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances jusqu’en 2021, devra également travailler au financement de l’activité économique. Notamment les secteurs capitaux comme l’agriculture dans un pays où, il le sait, 50 % des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté national dépendent de l’agriculture comme principale source de revenu. Il est attendu, entre autres, des initiatives devant transformer durablement ce secteur afin d’atteindre l’objectif affiché : positionner le pays comme un hub régional dans l’agroalimentaire et la nutrition alimentaire.
« Pour concrétiser ses objectifs de développement ambitieux dans un cadre budgétaire serré, le gouvernement devra mettre davantage l’accent sur la sélectivité, la gestion et l’exécution efficaces des projets, la mobilisation du secteur privé ainsi que des solutions de financement innovantes », indiquait la Banque mondiale dans une revue publiée en septembre 2024.
Par ailleurs, le milieu économique togolais reste aussi marqué par un accès encore limité des petites et moyennes entreprises (PME) au financement, même si la part des financements en faveur des TPME (Très petites, Petites et Moyennes Entreprises) aurait augmenté pour atteindre 44% au premier trimestre 2025, contre 37% à la même période de l’année précédente.



