La Banque centrale d’Égypte (BCE) a mis en place un Fonds de réforme et de développement bancaires, une nouvelle entité indépendante visant à moderniser le secteur bancaire égyptien conformément aux standards internationaux. L’annonce a été faite via l’Organisme général de l’Information dans une publication faite le 11 octobre 2025.
Doté d’un mandat large, ce fonds, indique-t-on, se concentrera sur le renforcement de l’infrastructure technologique, la cybersécurité, le développement du capital humain, ainsi que la promotion de l’inclusion et de l’éducation financières à l’échelle nationale. Il pourra également investir dans des sociétés ou conclure des partenariats avec des acteurs locaux et internationaux, précisent ses promoteurs.
Le conseil d’administration du fonds, nommé pour un mandat de quatre ans, est présidé par le gouverneur de la BCE, Hassan Abdalla, et comprend 11 membres issus des secteurs bancaire, technologique et industriel. Parmi eux figurent des dirigeants de la Banque nationale d’Égypte, de Citibank Egypt, de Vodafone Egypt, et de Compass Capital.
Le fonds regroupe l’ensemble des banques égyptiennes et a pour objectif stratégique d’accélérer la transformation numérique du système bancaire, d’améliorer les services financiers et de soutenir la résilience du secteur face aux risques cyber.
Le lancement du fonds intervient dans un contexte où le secteur bancaire égyptien demeure globalement stable, affichant des ratios de solvabilité solides malgré une inflation persistante et une pression continue sur la livre égyptienne. Le taux de bancarisation reste faible, estimé entre 35 % et 40 %, tandis que la transition numérique progresse lentement, freinée par des infrastructures obsolètes. Le secteur continue néanmoins d’attirer des investissements, notamment en provenance du Golfe.
