En conseil des ministres tenu le 7 octobre 2025 à Oyo, le gouvernement de la République du Congo a approuvé un projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025, fixant les recettes à 2.550 milliards 694 millions de FCFA (soit plus de 4,52 milliards de dollars) et les dépenses à 2.198 milliards 694 millions de FCFA (environ 3,9 milliards de dollars).
Ce réajustement budgétaire a pour objectif principal de consolider la stabilité macroéconomique, de préserver l’équilibre des finances publiques et de soutenir une croissance inclusive et durable, dans un contexte marqué par la poursuite des réformes économiques engagées avec les partenaires régionaux et internationaux.
D’après le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, cette révision s’inscrit dans la continuité du Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC et de la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI). « Ce projet vise à préserver la stabilité macroéconomique, assurer la viabilité des finances publiques et soutenir une croissance inclusive et durable », a-t-il déclaré à l’issue du Conseil.
Le budget rectificatif repose sur deux piliers essentiels : le renforcement de la mobilisation des recettes internes, notamment fiscales et douanières, afin d’accroître les ressources de l’État ; la rationalisation des dépenses publiques, pour optimiser la gestion des investissements et améliorer la qualité de la dépense.
Aligné sur les priorités du Plan national de développement (PND) 2022-2026, ce budget vise également à améliorer la gouvernance économique et à concentrer les efforts sur les secteurs clés : infrastructures, énergie, éducation et santé.
Structuré autour de 21 dotations et 148 programmes, le projet traduit la volonté du gouvernement de renforcer la transparence et la performance budgétaire. Son adoption intervient dans un contexte de reprise économique progressive, confirmant l’engagement du Congo à poursuivre les réformes structurelles pour assurer une croissance durable et résiliente.
En rappel, le budget initial avait été adopté en décembre 2024. En recettes, il était fixé à la somme de 2 550 milliards 594 FCFA et en dépenses à 2 059 milliards, dégageant ainsi un excédent budgétaire de 352 milliards FCFA destiné à prendre en compte le déficit de trésorerie de 352 milliards FCFA qui sera financé totalement par le solde budgétaire.




