La Banque centrale du Kenya (CBK) a décidé d’abaisser son taux directeur pour la huitième réunion consécutive, réduisant celui-ci de 25 points de base, de 9,50 % à 9,25 %. Cette nouvelle décision de politique monétaire intervient dans un contexte où l’inflation reste bien en deçà de la fourchette cible de la Banque centrale, offrant ainsi une marge pour un assouplissement supplémentaire.
Par voie de communiqué, le Comité de politique monétaire (MPC) de la CBK a justifié cette mesure en soulignant que l’objectif était de « soutenir la croissance économique en stimulant les prêts bancaires au secteur privé ». En outre, la banque met en avant que cette politique vise à maintenir les attentes inflationnistes sous contrôle, tout en soutenant l’activité économique.
Le MPC a précisé qu’il suivrait attentivement l’impact de cette baisse de taux ainsi que l’évolution de l’économie locale et mondiale. La Banque centrale a indiqué qu’elle restait prête à prendre de nouvelles mesures, si nécessaire, dans le respect de son mandat.
Prévisions pour 2025
La croissance économique du Kenya a progressé de 4,6 % en glissement annuel en septembre, contre 4,5 % en août, restant ainsi dans la fourchette cible de 2,5 % à 7,5 %. La banque centrale a révisé légèrement à la hausse ses prévisions de croissance pour l’année 2024, les portant à 5,5 % contre une estimation précédente de 5,4 %. Cependant, la prévision de croissance pour 2025 demeure inchangée à 5,2 %. Les secteurs des services, de l’agriculture et de l’industrie continuent de soutenir la croissance, tandis que la résilience de ces secteurs contribue à la reprise économique attendue dans les mois à venir.
Par ailleurs, précisément concernant le déficit du compte courant, la Banque centrale a ajusté ses prévisions, le situant désormais à 1,7 % du PIB pour l’année en cours, contre 1,5 % du PIB précédemment estimé. Ce déficit, fait-on noter, est en partie lié à la gestion de la dette publique et aux efforts visant à minimiser les risques de refinancement.
La plus grande économie d’Afrique de l’Est fait face à un lourd fardeau de dette, mais la Banque centrale déclare chercher à gérer les risques associés par le biais de rachats d’obligations et d’autres stratégies financières.




