Me Clara Gérard-Rodriguez, l’un des avocats d’Ali, de Sylvia et Noureddine Bongo, a passé la matinée du 1er octobre, dans le cabinet des deux juges d’instruction du pôle « Crime contre l’humanité » du Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI), à Paris.
Cette séance de travail entrait dans le cadre de l’enquête des deux magistrats désignés à la suite de la plainte contre X avec constitution de partie civile déposée, en mai 2024, par l’ex-président et ex-première dame du Gabon ainsi que leurs fils aîné pour « enlèvement et torture ». Une plainte qui fait suite à leur arrestation au lendemain du coup d’Etat de Brice Clotaire Oligui Nguema à Libreville, en août 2023.
Disposant de la nationalité franco-gabonaise, l’ancien président, son épouse et son fils accusent les actuelles autorités du Gabon de les avoir séquestré et d’avoir, en ce qui concerne Sylvia et Noureddine Bongo, d’avoir été détenus durant plusieurs mois dans les sous-sol du Palais du bord de mer dans une totale promiscuité tout en subissant les simulations d’ exécutions.
Une dizaines de personnes ont été identifiées dans cette affaire. Des officiers et des militaires sous le coup d’une commission rogatoire émise par les magistrats en avril dernier.
Pour l’heure, et alors que les trois protagonistes ont été depuis libérés – ils se trouvent actuellement à Londres – Libreville n’a pas encore répondu à cette commission.
Faute de retour des autorités gabonaises, les deux magistrats pourraient demander à se rendre dans la capitale gabonaise pour les besoins de leurs investigations, voire de lancer des mandats d’arrêt au cas où ils seraient empêchés d’effectuer ce déplacement. Ali Bongo a été entendu dans cette même affaire à Paris, le 1er juillet dernier.
Associée du cabinet parisien FTMS, Clara Gérard-Rodriguez gère ce dossier aux côtés de l’ancien parlementaire et diplomate François Zimmeray, de Catalina de la Sota et de Pierre Olivier Sur.




