Pour la première fois depuis 2022, le taux d’inflation de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) pourrait chuter 2,6% en 2025. L’annonce a été faite au cours de la réunion du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) tenue le 29 septembre 2025 à Yaoundé. Ce qui représente une baisse de 1,5% en glissement annuel. En effet, l’on se souvient qu’en 2024, le taux d’inflation communautaire avait atteint 4,1%. Si elles venaient à se réaliser, les prévisions de la BEAC pour 2025 feraient descendre ce taux en dessous du seuil de 3% admis dans cette sous-région.
Les projections sur lesquelles table le CPM de la BEAC rentrent dans une logique baissière entreprise depuis le premier trimestre 2025 (3,2%) et du deuxième trimestre de la même année (2,8%). Elle vient confirmer les conclusions d’un rapport intitulé « Évolution de l’inflation dans la Cemac à fin mars 2025 et perspectives à court et moyen termes », rendu public le 9 juillet 2025 par la BEAC. L’institut d’émission commun aux six pays (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) de la CEMAC révélait dans ce document que « la bonne campagne agricole attendue au Tchad et au Cameroun, ainsi que la stabilisation des prix des carburants à la pompe dans plusieurs pays membres » avaient contribué à la maîtrise, puis à la baisse de cet indicateur des prix à la consommation.
Pour autant, et dans le détail, les performances des pays de cette zone économique sous-régionale révèlent des disparités entre eux. Ainsi, note le rapport de la BEAC, « le Cameroun, considéré comme la locomotive économique de la CEMAC avec 52% de la consommation globale de la sous-région, affiche un taux d’inflation de 4,3%, supérieur à la moyenne sous-régionale ». De quoi en faire, selon la banque centrale, « le principal contributeur à l’inflation globale de la CEMAC, avec 65,3 points de contribution ».
