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Maroc : le champ gazier de Tendrara en phase finale avant le lancement commercial en 2025

Le champ gazier de Tendrara, situé dans la province de Figuig à l’est du Maroc, devrait entrer en production commerciale dès l’automne 2025, selon les derniers communiqués de Sound Energy, l’entreprise britannique en charge du projet. Les premiers tests de mise en service de l’usine de liquéfaction de gaz sont programmés pour l’été 2025, marquant…

Le champ gazier de Tendrara, situé dans la province de Figuig à l’est du Maroc, devrait entrer en production commerciale dès l’automne 2025, selon les derniers communiqués de Sound Energy, l’entreprise britannique en charge du projet. Les premiers tests de mise en service de l’usine de liquéfaction de gaz sont programmés pour l’été 2025, marquant la phase finale d’un chantier énergétique stratégique pour le Royaume.

La production initiale prévue atteindra environ 10 millions de pieds cubes de gaz par jour, avec une ambition de porter ce chiffre à 40 millions si d’autres découvertes sur le même bloc sont confirmées. Le gaz naturel liquéfié extrait et traité sur place sera commercialisé via un contrat de long terme signé avec Afriquia Gaz, acteur clé de la distribution au Maroc.

La concession, qui s’étend sur 133,5 km², est détenue par Sound Energy en partenariat avec l’Office national des hydrocarbures et des mines) et le groupe marocain Managem. Le projet bénéficie également d’un financement structuré, notamment grâce à l’appui de Attijariwafa Bank, qui accompagne la deuxième phase de développement.

Levier de souveraineté énergétique

Avec des réserves estimées à 10,67 milliards de mètres cubes de gaz naturel, Tendrara s’inscrit dans une stratégie nationale de réduction de la dépendance énergétique. Depuis l’arrêt du gazoduc Maghreb-Europe, le Maroc a misé sur ses propres ressources pour alimenter ses centrales électriques et son industrie. L’objectif du gouvernement est de faire passer la part du gaz dans le mix énergétique marocain à 12% d’ici 2030.

D’après les prévisions, le projet devrait générer des retombées positives pour la région de l’Oriental, notamment à travers la création d’emplois, le développement d’infrastructures et le renforcement du tissu industriel local. Il pourrait également servir de modèle pour d’autres pays africains souhaitant structurer leurs propres filières gazières via des partenariats public-privé.

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