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Les marchés de la dette en Arabie Saoudite maintiennent leur dynamisme

Par George Pavel, General Manager Middle East, Naga.com. L’Arabie Saoudite continue d’attirer une forte demande des investisseurs sur ses marchés de la dette, portée par une diversification croissante des émetteurs – qu’il s’agisse de l’État, d’entreprises publiques ou de banques – recourant aux sukuks et obligations pour leurs besoins de financement. L’élan est visible sur…

Par George Pavel, General Manager Middle East, Naga.com.

L’Arabie Saoudite continue d’attirer une forte demande des investisseurs sur ses marchés de la dette, portée par une diversification croissante des émetteurs – qu’il s’agisse de l’État, d’entreprises publiques ou de banques – recourant aux sukuks et obligations pour leurs besoins de financement.

L’élan est visible sur l’ensemble de la courbe. En septembre, le Royaume a ouvert le bal avec une émission souveraine d’Ijara sukuk à deux tranches d’un montant de 5,5 milliards USD, qui a suscité près de 19 milliards USD d’ordres. Le PIF (Public Investment Fund) a ensuite placé un emprunt de 2 milliards USD sur 10 ans, couvert quatre fois, tandis qu’Aramco levait 3 milliards USD à travers un sukuk dual-tranche, avec un 5 ans rémunéré à 4,125 % et un 10 ans à 4,625 %, pour une demande totale excédant 16,8 milliards USD. Plus tôt cette année, d’autres poids lourds avaient déjà animé le marché : Saudi Electricity Company avec 2,75 milliards USD, dont un sukuk vert à 10 ans, et Ma’aden avec un premier sukuk de 1,25 milliard USD, sursouscrit 9,2 fois.

Le secteur bancaire a été particulièrement actif. Fin août, les banques saoudiennes avaient déjà levé 9,5 milliards USD, dont 4,2 milliards USD en AT1, signe d’une optimisation de bilans dans un contexte de forte croissance du crédit. Cette dynamique s’est prolongée en septembre : Al Rajhi Bank a levé 1 milliard USD en sukuk à 10 ans (5,65 %), Bank AlJazira a émis 500 millions USD en AT1, et Almarai a placé 500 millions USD en sukuk 5 ans (4,45 %), avec des ordres atteignant 2,1 milliards USD.

En dépit de cette effervescence, le premier semestre a montré un léger ralentissement : 47,9 milliards USD émis sur 71 opérations, soit une baisse de 20 % sur un an. Néanmoins, la forte sursouscription observée sur les émissions souveraines, les entités publiques, les banques et les grandes entreprises continue d’offrir aux émetteurs saoudiens un accès efficient à des financements de long terme, tout en proposant aux investisseurs internationaux une exposition de qualité aux principaux acteurs économiques du Royaume.

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