Le Zimbabwe a conclu un accord de concession de 455 millions de dollars avec Jindal Africa, filiale du conglomérat indien Jindal Steel & Power, pour la réhabilitation de la centrale thermique au charbon de Hwange. Le contrat, d’une durée de 15 ans, prévoit la remise en état de six unités de production vieillissantes totalisant une capacité de 920 MW.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Énergie, July Moyo, à l’issue du conseil des ministres tenu le mardi 17 septembre. Selon lui, les travaux s’étaleront sur une période de quatre ans. L’investissement sera récupéré par Jindal à travers les revenus générés par la vente d’électricité.
Avec une demande nationale estimée à 2 000 MW, le Zimbabwe ne parvient actuellement à produire qu’environ la moitié de ses besoins, contraignant le pays à recourir régulièrement à des délestages prolongés. La vétusté des infrastructures énergétiques est pointée du doigt comme principale cause de cette crise.
La centrale de Hwange, la plus grande du pays avec une capacité installée de 1 520 MW, a récemment bénéficié de l’ajout de deux nouvelles unités de 300 MW chacune, mises en service en 2023. Cependant, les unités plus anciennes, construites dans les années 1980, ne tournent plus qu’à un tiers de leur capacité nominale en raison de pannes fréquentes.
En parallèle, la centrale hydroélectrique de Kariba, d’une capacité de 1 050 MW après une modernisation achevée en 2018, voit sa production affectée par les épisodes récurrents de sécheresse, réduisant encore davantage l’offre énergétique nationale.
Selon les autorités zimbabwéennes, cet accord avec Jindal Africa marque une étape importante dans les efforts du gouvernement pour « restaurer sa capacité de production électrique, attirer des investissements étrangers dans le secteur de l’énergie et relancer la croissance économique » à travers une amélioration de la fiabilité de l’approvisionnement.




