Lundi 2 novembre 2026

Accès Premium FR · EN

Finance africaine — depuis 2013

,

RDC : le gouvernement adopte un avant-projet de budget 2026 chiffré à 20 milliards USD

En République Démocratique du Congo, l’adoption de l’avant-projet de loi de finances 2026 marque un tournant pour la politique budgétaire du pays. Présenté par le ministre du Budget, Adolphe Muzito, et adopté à l’unanimité le 12 septembre 2025 en conseil des ministres, ce budget prévoit 20,3 milliards USD de recettes et de dépenses, soit une…

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi, le jour de sa prestation de serment, le 24 janvier 2019, à Kinshasa © Tony Karumba / AFP

En République Démocratique du Congo, l’adoption de l’avant-projet de loi de finances 2026 marque un tournant pour la politique budgétaire du pays. Présenté par le ministre du Budget, Adolphe Muzito, et adopté à l’unanimité le 12 septembre 2025 en conseil des ministres, ce budget prévoit 20,3 milliards USD de recettes et de dépenses, soit une progression de 14,8 % par rapport à l’exercice 2025.

Cet avant-projet poursuit un but central : doubler les recettes courantes d’ici 2028, en les portant de 8,5 milliards USD en 2023 à 17 milliards USD à la fin du deuxième quinquennat du Président Félix Tshisekedi. Pour y parvenir, Kinshasa mise sur une stratégie de mobilisation accrue des ressources et de réforme des finances publiques, avec un objectif de pression fiscale de 12,6 %. Il est annoncé, par ailleurs, une réforme de l’impôt sur les sociétés et sur le revenu des personnes physiques.

Les prévisions économiques pour 2026 se veulent toutes aussi prudentes : croissance de 5,3 %, inflation contenue à 7,1 %, et un PIB nominal estimé à 92,7 milliards USD.

Côté dépenses, le projet consacre 4,4 milliards USD aux rémunérations et 6,6 milliards USD aux investissements, avec un accent particulier sur la modernisation de l’administration publique, la riposte sécuritaire et la construction d’infrastructures.

Ce texte est élaboré dans un contexte marqué par le conflit dans l’Est et l’augmentation des dépenses militaires.

Pour rappel, l’exercice 2025 avait déjà permis de renforcer la discipline budgétaire et de maintenir une relative stabilité macroéconomique malgré des pressions sécuritaires.

Financial Afrik Premium