Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé une nouvelle fois ses prévisions de croissance pour l’Angola. Dans son rapport publié début septembre, l’institution table désormais sur une croissance de 2,1 % pour l’année 2025, contre 2,4 % lors de sa dernière estimation, et 3 % initialement. Cette révision à la baisse s’explique par la faiblesse persistante de la production pétrolière, pilier central de l’économie angolaise, et par une conjoncture extérieure défavorable, marquée par la volatilité des prix du brut.
Au-delà de la croissance, le FMI se montre particulièrement préoccupé par l’évolution de la dette publique angolaise. Si le pays conserve pour l’instant une capacité de paiement jugée « adéquate », les risques liés à son endettement se sont accrus au cours des derniers mois.
Deux sources d’inquiétude sont mises en avant. D’une part, un endettement domestique jugé excessif, susceptible d’exposer le secteur bancaire local à un risque souverain accru ; d’autre part, une dette extérieure à court terme, coûteuse, qui pourrait miner la confiance des investisseurs et alourdir le coût du financement futur.
A rappeler qu’en avril dernier, l’Angola a été contraint de verser 200 millions de dollars supplémentaires en garantie à JPMorgan, dans le cadre d’un mécanisme de prêt adossé à des obligations d’État. Ce dépôt a été récupéré après un rebond des prix des obligations angolaises, mais l’épisode a mis en lumière la vulnérabilité financière du pays face aux chocs de marché.
Dans ses recommandations, souligne Reuters, le FMI exhorte les autorités angolaises à réduire leur recours à l’emprunt, à rationaliser les dépenses publiques et à adopter une politique de change plus flexible, dans le but de renforcer la résilience de l’économie nationale.
Cette évaluation, indique-t-on, fait suite à une mission post-financement menée en mai 2025 à Luanda, et qui a confirmé les tensions liées à la baisse des recettes pétrolières, au resserrement des conditions de financement sur les marchés internationaux, et à la gestion complexe de la dette bilatérale, notamment envers la Chine.




