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Historique : la banque angolaise BFA en Bourse

La banque BFA, l’un des leaders du secteur bancaire angolais, procède, ce vendredi 5 septembre, au démarrage de son processus d’introduction en bourse (IPO). L’opération s’impose comme la plus importante jamais réalisée en Angola, car elle pourrait lever jusqu’à 240 millions de dollars.  « Cette offre représente une occasion unique d’attirer des investisseurs internationaux grâce…

La banque BFA, l’un des leaders du secteur bancaire angolais, procède, ce vendredi 5 septembre, au démarrage de son processus d’introduction en bourse (IPO). L’opération s’impose comme la plus importante jamais réalisée en Angola, car elle pourrait lever jusqu’à 240 millions de dollars.

 « Cette offre représente une occasion unique d’attirer des investisseurs internationaux grâce à son ampleur », a commenté Luis Roberto Goncalves, directeur général de BFA, cité par Reuters. Précisant que l’IPO vise à diversifier l’actionnariat de la banque et à attirer des investisseurs institutionnels et privés.

Depuis l’ouverture progressive de son économie en 2022, l’Angola a vu plusieurs entreprises entrer en bourse à la Bourse des Valeurs et Dérivés d’Angola (BODIVA), bien que l’économie soit encore largement dominée par l’État. Parmi elles, les banques BAI et Caixa Angola, faisant BFA la troisième banque angolaise cotée à la BODIVA fondée en 2014.

Du point de vue répartition, Unitel, le géant des télécommunications contrôlé par l’État, cédera 15 % de sa participation dans BFA, tandis que Banco BPI, une filiale de l’espagnol Caixabank, vendra 14,75 % de ses parts. Actuellement, Unitel détient 52 % du capital de BFA, contre 48 % pour Banco BPI. L’introduction en bourse de BFA se déroulera jusqu’au 25 septembre, et les observateurs estiment que cette opération pourrait encourager d’autres entreprises à suivre cette voie.

Encourager les grandes entreprises à s’introduire en bourse

BPI, qui détient une part significative de BFA, cherche ainsi à réduire sa présence sur le marché angolais depuis 2017, suite à des recommandations de la Banque centrale européenne. L’année dernière, BFA a enregistré un bénéfice net de 205,8 milliards de kwanzas (225,67 millions de dollars), avec un rendement des fonds propres de 33,7 %, selon les chiffres communiqués lors de la présentation aux investisseurs.

Les prochains projets de privatisation incluent la cession de 30 % du capital de Sonangol, la société pétrolière nationale, et des participations dans Unitel, dans le cadre d’une initiative visant à diversifier l’économie du pays, longtemps dépendante du pétrole.

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