L’Égypte a le privilège d’héberger, ce lundi 1er septembre, la première réunion officielle du G20 sur la sécurité alimentaire, une rencontre qui se tient au Caire pour une durée de trois jours. Ce sommet, se félicitent les autorités égyptiennes, revêt une « importance particulière », car il marque une première historique : pour la première fois, une réunion officielle du G20 est organisée dans un pays non-membre du groupe, et plus encore, sur le continent africain.
Bien que l’Égypte ne fasse pas partie du G20, elle est fréquemment invitée aux discussions. Il est rappelé que son rôle dans l’organisation de cet événement a été facilité par un accord conclu avec le président sud-africain du G20, Ronald Lamola, lors des discussions avec les sherpas, les représentants personnels des membres, en juin dernier.
Ce sommet aborde des enjeux cruciaux, notamment la sécurité alimentaire, un thème particulièrement pertinent pour l’Afrique, où la crise alimentaire affecte un nombre croissant de personnes. Avec plus de 300 millions de personnes souffrant de la faim, selon les chiffres de la FAO.
Les débats réunissent, entre autres, des représentants des pays membres du G20, ainsi que des hauts fonctionnaires des ministères concernés, notamment l’agriculture et le développement. Des organisations internationales sont également présentes pour apporter leur expertise.
A Dakar et ailleurs…
Cette réunion s’inscrit dans un cadre plus large d’initiatives visant à répondre aux défis agricoles du continent. En parallèle, le Sommet de Dakar, actuellement en cours, se concentre également sur les problématiques agricoles et de sécurité alimentaire en Afrique. Ce sommet réunit des leaders politiques, des acteurs économiques et des experts du secteur agricole pour discuter des solutions durables à la crise alimentaire.
La réunion au Caire fait partie des préparatifs des derniers mois sous la présidence de l’Afrique du Sud du G20. D’autres discussions officielles, notamment sur l’agriculture et l’industrie, sont également prévues dans les mois à venir, avec une réunion programmée au Nigéria, un pays qui, bien qu’encore non membre, aspire à rejoindre le G20. Soutenu par l’Afrique du Sud, le Nigéria pourrait jouer un rôle clé dans les futures discussions du groupe.
Ce sommet arrive dans un contexte particulièrement difficile, avec une multiplication des crises alimentaires à travers le continent. Alors que l’Afrique se trouve à la croisée des chemins, la déclaration finale attendue à Johannesburg promet de se concentrer sur des principes de solidarité, égalité et durabilité. Toutefois, des inquiétudes persistent quant à la capacité de la communauté internationale à répondre à l’urgence de la situation, notamment face au désengagement croissant de l’aide internationale.



