Le ministère égyptien du Pétrole a annoncé, ce vendredi 29 août, la mise en service de deux nouveaux puits en eaux profondes dans la région du delta occidental, ajoutant environ 60 millions de pieds cubes par jour (mcfd) à la production nationale de gaz naturel. Cette initiative, qui s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la sécurité énergétique du pays, représente un investissement total estimé à 92 millions de dollars.
De manière détaillée, l’on renseigne que 50 mcfd proviennent du puits Sapphire South Central DP, le troisième foré dans le cadre de la phase 11 du projet West Delta Deep Marine, mené en partenariat avec Shell. Le second, le puits Scarab D4, a été remis en exploitation après plusieurs années d’inactivité, ajoutant 10 mcfd supplémentaires. Selon le ministère, ces opérations visent à compenser le recul observé dans la production domestique.
Autrefois exportateur net de gaz, l’Égypte doit désormais composer avec une baisse continue de ses capacités de production. En effet, en mai 2025, elle ne produisait plus que 3 545 millions de mètres cubes, soit un effondrement de plus de 40 % par rapport à mars 2021, selon les données de la Joint Organisations Data Initiative (JODI). Ce déclin s’explique par le vieillissement des champs gaziers existants et un déficit chronique d’investissements dans de nouvelles explorations.
En sus de l’accélération des travaux sur le gisement Zohr annoncé par le ministre égyptien du Pétrole, l’Égypte a également signé ce mois-ci un accord record de 35 milliards de dollars avec les partenaires israéliens du champ Leviathan, dans le cadre d’un contrat d’importation de gaz naturel sur le long terme.
Cet accord vise à maintenir l’approvisionnement intérieur, tout en garantissant le fonctionnement des installations de liquéfaction destinées à l’exportation vers l’Europe.
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