Lundi 2 novembre 2026

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Sanlam Allianz Ré se sépare de son directeur général

Sanlam Allianz Ré, ex-Saham Ré, a écarté son directeur général, Ilyes Hassib, a appris Financial Afrik. Fort d’une longue expérience dans le secteur, il avait notamment dirigé le département acceptations Afrique de la Société Centrale de Réassurance en 2013, avant de rejoindre Sanad (groupe Atlanta) puis Saham. Son départ intervient alors qu’il venait tout juste…

Sanlam Allianz Ré, ex-Saham Ré, a écarté son directeur général, Ilyes Hassib, a appris Financial Afrik. Fort d’une longue expérience dans le secteur, il avait notamment dirigé le département acceptations Afrique de la Société Centrale de Réassurance en 2013, avant de rejoindre Sanad (groupe Atlanta) puis Saham. Son départ intervient alors qu’il venait tout juste de rentrer de congé.

Cette décision survient dans un environnement tendu pour le réassureur, marqué par des sinistres majeurs, dont celui de la raffinerie gabonaise SOGARA. Le litige oppose directement Sanlam Gabon, en qualité d’apériteur de la police, ainsi que ses coassureurs, à la raffinerie gabonaise. Le non-règlement du sinistre par Sanlam Gabon a eu pour conséquence indirecte le retrait du mandat d’Ascoma Gabon, jusque-là conseil de l’assuré.

Par une ordonnance rendue le 30 mai 2025, la Cour d’appel de Port-Gentil a condamné Sanlam Gabon et ses coassureurs à indemniser la SOGARA pour un montant estimé à plus de 130 milliards FCFA, confirmant ainsi la lourdeur du dossier et ses répercussions financières.

Durant son mandat, Ilyes Hassib a joué un rôle central dans l’intégration des filiales Allianz en Afrique au sein des programmes de réassurance de Saham Ré (devenue Sanlam Allianz Ré). Il a contribué à la revalorisation de la notation financière, au changement de marque et à plusieurs projets structurants liés à la coentreprise entre Sanlam et Allianz.

Ayant gravi tous les échelons, de la souscription à la mise en place des traités et facilités, il s’était installé à Maurice pour accompagner cette dynamique.

Un secteur sous tension

Malgré ces acquis, le groupe a été fortement affecté par des sinistres lourds, dont celui de la SOGARA, qui a cristallisé les critiques sur les lenteurs de règlement. Plus largement, dans l’ensemble de la zone de la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) , il est constaté des retards incongrus dans le règlement des sinistres par les assureurs, alors même que leurs trésoreries se sont renforcées depuis l’entrée en vigueur du nouvel article 13 du Code CIMA, imposant le paiement intégral des primes avant prise d’effet.

Dans ce contexte élargi, SanlamAllianz, qui couvre désormais un portefeuille de risques plus important, affiche un retour seulement moyen en matière de gestion et de règlement des sinistres, en décalage avec la promesse de renforcement de capacités et d’efficacité formulée lors de l’annonce de la joint-venture avec Allianz.

Vers une réaction du régulateur ?

L’esprit de la réforme CIMA était pourtant de permettre aux assureurs d’accélérer la cadence des règlements. Mais sur des branches sensibles comme la santé ou l’automobile, les plaintes des consommateurs restent vives, oscillant entre déception et méfiance. Certains observateurs estiment dès lors qu’il est peut-être temps pour le régulateur CIMA de prendre ce sujet à bras-le-corps, au bénéfice des assurés et de la crédibilité du marché.

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