Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a procédé, ce jeudi 28 août, à la nomination de Sifi Ghrieb en qualité de Premier ministre par intérim, selon une annonce relayée par la télévision publique. Il succède à Nadir Larbaoui, dont la présence à la primature aura été de courte durée, après avoir lui-même remplacé Aïmene Benabderrahmane le 13 novembre dernier.
Sifi Ghrieb, chimiste de formation, a occupé par le passé le portefeuille de l’Industrie et de la Production pharmaceutique. Sa carrière ministérielle et son profil technocratique le distinguent comme un gestionnaire davantage qu’un homme politique de terrain. Dans son rôle de Premier ministre intérimaire, il sera confronté à la nécessité de maintenir la continuité gouvernementale tout en répondant à des attentes accrues, tant de l’opinion publique nationale que des partenaires internationaux.
Cette nomination intervient dans un contexte qui met en cause la problématique de la stabilité au sommet de l’État. Les fréquents remaniements ministériels, loin d’apaiser la scène politique, alimentent le scepticisme d’une partie de la population, qui s’interroge quant à la capacité du gouvernement à proposer des solutions durables aux difficultés structurelles du pays.
Par ailleurs, l’Algérie continue de faire face à des défis économiques et sociaux majeurs. La forte dépendance aux hydrocarbures demeure un facteur de vulnérabilité pour l’économie nationale.Dans ce contexte, la mission de Sifi Ghrieb sera scrutée de près, car sa capacité à impulser une orientation claire et à renforcer la stabilité gouvernementale conditionnera la confiance des acteurs nationaux et internationaux.
